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Trump envisage la reprise d'attaques massives contre l'Iran tout en privilégiant la diplomatie
Donald Trump a examiné avec ses conseillers militaires la possibilité de relancer des opérations militaires contre l'Iran, sans pour autant abandonner les négociations diplomatiques.

Le président américain Donald Trump a discuté avec le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, et le chef d’état-major interarmées, le général Dan Keen, des options pour relancer des opérations militaires contre l’Iran. Toutefois, il a choisi de maintenir pour l’instant la voie diplomatique.
Selon le Wall Street Journal, des responsables américains proches du dossier ont indiqué que les échanges de Trump portaient sur la question de savoir si les États-Unis devaient renoncer aux négociations et reprendre des frappes de grande ampleur contre l’Iran, une démarche qualifiée par certains d’« achèvement de la mission ».
Les responsables ont précisé que Trump n’avait pas pris de décision définitive. Il a fait savoir à ses collaborateurs qu’une nouvelle série d’attaques massives risquerait de compromettre la diplomatie et de nuire aux chances de Washington de démanteler le programme nucléaire iranien à terme.
Trump a également informé ses aides qu’il n’excluait pas de dépasser la date butoir du 18 août fixée pour parvenir à un accord nucléaire avec Téhéran, ce qui offrirait plus de temps aux négociations.
Pour l’heure, le président américain se dit satisfait de se limiter à des frappes ponctuelles contre l’Iran en cas de violation de la « lettre d’entente », des actions qui ont provoqué des affrontements intermittents durant le week-end et ont fragilisé le fragile cessez-le-feu conclu il y a deux semaines.
Le journal souligne que les séances d’information organisées par le Pentagone sur les options militaires disponibles en cas de conflit ne sont pas inhabituelles. Trump tient régulièrement des réunions, officielles ou informelles, concernant l’Iran.
Les discussions récentes montrent que Trump cherche des moyens de débloquer la situation avec Téhéran, sans exclure un retour aux hostilités.
Certains responsables reconnaissent que la reprise des combats constituerait une reconnaissance implicite de l’échec de l’accord nucléaire iranien, qui avait bénéficié d’une large couverture médiatique.
Trump affirme que les négociations sont fructueuses et qu’il conserve des options militaires en cas d’échec. La semaine dernière, il a déclaré aux journalistes : « Ils acceptent tout ce que je veux, ils doivent le faire. Sinon, nous reviendrons et ferons ce qu’il faut. »
Un responsable de la Maison Blanche a indiqué que Trump privilégie toujours la diplomatie et estime qu’il serait judicieux que les Iraniens concluent un bon accord avec les États-Unis.
Les envoyés du président américain, Steve Witkoff et Jared Kushner, sont arrivés à Doha mardi pour une nouvelle série de négociations. Cependant, ils ont communiqué par intermédiaires et non directement avec leurs homologues iraniens, tandis que des experts techniques des deux pays devaient tenir des discussions indirectes cette semaine.
Le rapport cite des responsables et analystes qui affirment que les États-Unis et l’Iran sont engagés dans des pourparlers depuis plus d’une semaine, après avoir convenu il y a quinze jours d’une période de négociation de 60 jours.
Un des principaux points de désaccord concerne la volonté de l’Iran d’imposer des frais de service s’élevant à plusieurs milliards de dollars sur les navires traversant le détroit d’Ormuz.
Les États-Unis, en revanche, soutiennent que ce passage maritime doit rester libre, comme avant le déclenchement du conflit, tandis que Téhéran refuse d’accepter des restrictions sévères sur son programme nucléaire, malgré l’insistance de Trump selon laquelle l’Iran s’y serait déjà conformé.
Le journal rapporte que les États-Unis ont mis en place une ligne de communication d’urgence entre le Corps des gardiens de la révolution iranien et le Commandement central américain pour tenter d’apaiser les tensions.
Certains responsables américains voient dans cette initiative un signe d’amélioration des relations Washington-Téhéran, tandis que d’autres soulignent que cette démarche en est encore à ses débuts.
Un responsable de la Maison Blanche a précisé que cette voie d’évitement des affrontements est ouverte et déjà utilisée par les deux parties.
Face à l’impasse diplomatique, Trump a exploré d’autres options en consultant ses conseillers pour de nouvelles idées. Pete Hegseth et Dan Keen ont présenté des propositions visant à relancer des raids aériens de grande ampleur sur des sites militaires iraniens, selon le journal.
Cependant, plusieurs responsables américains rapportent que Trump a à plusieurs reprises refusé d’autoriser des opérations militaires étendues. Il a menacé d’anéantir la civilisation iranienne entière et de s’emparer de l’île de Kharg, un centre d’exportation pétrolière iranien, mais il est revenu sur ces menaces pour privilégier la diplomatie.
Plus tôt, Trump aurait déclaré à ses conseillers : « Si nous bombardons, ce qui serait très facile si nous le voulions, et que nous continuions pendant deux ou trois semaines, ils n’auraient plus rien du tout, et le détroit resterait fermé pendant des mois. Si nous bombardons, beaucoup de gens mourraient. Qui veut ça ? Pas moi. » Il a ajouté que parvenir à un accord serait « plus fort que le bombardement ».
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