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La Russie aurait introduit un missile balistique nord-coréen de type Hwasong-11 C sur les fronts de guerre, marquant une montée du partenariat militaire entre Moscou et Pyongyang. Ce missile, connu sous le nom de KN-30, est conçu pour cibler l'arrière de l'Ukraine et épuiser les systèmes de défense aérienne Patriot.

Des sources militaires et d'information ukrainiennes ont révélé que la Russie a introduit un missile balistique nord-coréen à courte portée de type Hwasong-11 C sur les fronts de guerre, un développement reflétant l'essor de la coopération militaire entre Moscou et Pyongyang.
Selon ces sources, les forces russes ont récemment reçu la première livraison de missiles balistiques, connus en Occident sous le nom de KN-30, dans l'optique d'utiliser ce système pour cibler l'arrière de l'Ukraine et épuiser les systèmes de défense aérienne Patriot.
Capacités de destruction
Selon les données des renseignements militaires ukrainiens, les forces russes ont déployé six plates-formes de lancement mobiles dans la région de Frunze, frontalière avec l'Ukraine, précisant que ces plates-formes sont gérées par une équipe nord-coréenne spécialisée composée de 90 membres, avec des prévisions d'un stockage pouvant atteindre 120 missiles de ce modèle avancé.
Elle a ajouté que le missile KN-30 se distingue par ses caractéristiques techniques qui en font le plus lourd en charge parmi les missiles nord-coréens arrivés en Russie, après les modèles KN-23 et KN-24.
Elle a indiqué que sa portée est estimée entre 600 et 900 kilomètres, offrant ainsi à Moscou la capacité de cibler sept zones dans l'arrière de l'Ukraine.
Le plus grand danger pour Kiev réside dans sa capacité à transporter une ogive destructive pesant jusqu'à 2 500 kilogrammes — soit cinq fois la charge utile du missile KN-23 et environ cinq fois celle du missile russe S-400 (480 kg).
Tactique et épuisement
Le missile fonctionne avec un moteur à propergol solide, développant une poussée allant jusqu'à 406,8 kilonewtons, ce qui permet son transport et son lancement immédiat sans besoin de préparation au terrain.
Il peut voler à basse altitude, proche de 50 kilomètres, à une vitesse variant entre 5 et 6 mach, soit entre 5 et 6 fois la vitesse du son, suivant une trajectoire semi-ballistique, réduisant ainsi le temps disponible pour les systèmes de défense aérienne.
Des spécialistes des affaires militaires ont confirmé que Moscou cherche actuellement à adopter une tactique d'inondation des défenses ukrainiennes tout en intensifiant les attaques contre l'arrière stratégique de l'Ukraine.
Ils ont souligné que Moscou vise à épuiser les systèmes Patriot. Bien que l'Ukraine réussisse à intercepter plus de 85 % des drones, les missiles balistiques manœuvrés restent un défi sérieux, épuisant le stock limité et les munitions précieuses des systèmes Patriot.
Message d'avertissement
Les experts ont révélé que l'erreur probable du KN-30 est relativement élevée, oscillant entre 50 et 100 mètres, comparée au S-400 (seulement 5 à 20 mètres). Toutefois, son poids élevé de charge explosive le rend très efficace pour détruire les infrastructures et les complexes militaires étendus.
Ils considèrent que l'arrivée du KN-30, accompagnée de plus de 150 missiles des modèles précédents déjà transférés, constitue une claire indication que la chaîne d'approvisionnement militaire entre la Corée du Nord et la Russie s'est transformée d'une relation tactique ponctuelle en une alliance stratégique durable.
Ils ont insisté sur le fait que ce partenariat ne se limite pas à redessiner les équations de dissuasion et d'affrontement sur le théâtre ukrainien, mais envoie également un message d'avertissement clair à Washington et à ses alliés en Asie de l'Est (Séoul et Tokyo), selon lequel les technologies et les compétences opérationnelles acquises par Pyongyang en Ukraine seront exploitées à l'avenir pour améliorer sa propre arme balistique sur la péninsule coréenne.



