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L’administration américaine, soutenue par plusieurs pays membres, a demandé à l’Organisation des États américains de convoquer un sommet des ministres des Affaires étrangères avant septembre pour examiner des mesures contre le Nicaragua, en raison de l’exclusion de l’opposition des élections et d’un projet de révision constitutionnelle.

Les États-Unis et leurs alliés ont sollicité, mercredi, l’Organisation des États américains (OEA) afin qu’elle organise une réunion extraordinaire au niveau des ministres des Affaires étrangères. L’objectif est d’évaluer des mesures possibles à l’encontre du Nicaragua, suite aux tentatives du gouvernement de Daniel Ortega d’écarter l’opposition de la prochaine élection présidentielle.
Michael Kozak, responsable américain chargé des affaires latino-américaines au Département d’État, a appelé à ce rendez-vous diplomatique avant le mois de septembre. Ce délai coïncide avec l’intention du président nicaraguayen de finaliser une réforme constitutionnelle interdisant aux partis d’opposition de se présenter au scrutin.
Devant l’OEA, Kozak a indiqué que les ministres devaient « étudier l’ensemble des options juridiques, diplomatiques, institutionnelles, économiques et sécuritaires collectives disponibles ». Il a précisé que le texte en discussion « n’autorise pas l’usage de la force armée ».
Cette proposition, présentée lors d’une réunion des ambassadeurs des États membres de l’organisation, a recueilli le soutien de la majorité des délégations. Toutefois, le Mexique et le Brésil y ont exprimé des réserves, selon l’agence France Presse.
L’ambassadeur mexicain Alejandro Encinas Rodríguez a mis en garde contre une approche précipitée, estimant que l’initiative « nécessite une étude approfondie », et a plaidé pour la poursuite du dialogue avec Managua. De son côté, le représentant brésilien a souligné que l’OEA « doit jouer un rôle constructif en privilégiant l’ouverture de canaux de négociation ».
Le Nicaragua, déjà isolé sur le plan diplomatique dans les Amériques, avait quitté l’OEA en novembre 2023.
Le mois dernier, Daniel Ortega, au pouvoir depuis environ vingt ans, a officiellement interdit la participation de l’opposition aux élections. Il accuse ses adversaires de défendre « des intérêts étrangers ».
Le Parlement nicaraguayen devra voter, en septembre, sur ce dispositif législatif qui prévoit également la prolongation du mandat présidentiel à sept ans.
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