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Washington produira aux États-Unis les drones ukrainiens Magura

Une entreprise américaine s’apprête à fabriquer pour la première fois aux États-Unis les vedettes drones ukrainiennes Magura, dans le cadre d’un accord de coopération industrielle défensive entre ReconCraft et UForce USA.

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Washington produira aux États-Unis les drones ukrainiens Magura
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Une société américaine lancera la production locale des vedettes maritimes drones ukrainiennes de type Magura, une première sur le sol états-unien. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts du Bureau ovale pour renforcer l’industrie militaire nationale et élargir son parc de systèmes non habités.

Cette collaboration repose sur une lettre d’intention conclue entre ReconCraft, basée dans l’État de l’Oregon, et UForce USA, filiale américaine d’une entreprise ukrainienne spécialisée dans les technologies de défense. Selon Bloomberg, l’accord couvre la fabrication des vedettes de la famille Magura, ainsi que leurs logiciels embarqués et leurs systèmes de commandement et de contrôle.

Jennifer Kavanagh, directrice de l’analyse des affaires militaires au sein du centre de recherche Defense Priorities, a qualifié cet accord de « premier et plus avancé » jamais conclu entre les États-Unis et une entreprise ukrainienne dans le domaine des achats défensifs.

Les vedettes Magura se sont imposées comme un outil opérationnel majeur pendant la guerre en Ukraine, notamment pour frapper des navires de guerre russes, des pétroliers et des infrastructures stratégiques en mer Noire.

Le modèle précis de vedette Magura qui sera produit aux États-Unis n’a pas encore été déterminé. Joe Silkofsky, cofondateur de ReconCraft, a précisé que les détails techniques restent en cours de finalisation.

Silkofsky a également indiqué que l’accord ne constitue pas encore un contrat définitif, tout en confirmant que les travaux préparatoires nécessaires à la mise en place d’une chaîne de production locale sont déjà engagés.

L’efficacité de cette alliance reste incertaine à ce stade. Kavanagh a souligné qu’il est encore trop tôt pour savoir si la technologie ukrainienne saura répondre aux normes rigoureuses de production américaine, notamment celles régissant les chaînes d’approvisionnement.

Des sources citées par Bloomberg ont révélé que Vladimir Poutine refuse de faire des concessions territoriales et maintient sa revendication sur la région de Donetsk, tout en exigeant le maintien de zones tampons. Kiev rejette ces propositions et demande un cessez-le-feu immédiat le long des lignes de front actuelles.

La plupart des équipements défensifs ukrainiens intègrent une part importante de composants chinois, alors que les États-Unis interdisent formellement l’usage de toute pièce originaire de Chine dans leurs systèmes militaires.

Reconstruire les chaînes d’approvisionnement localement ou via des partenaires alliés risque de ralentir le rythme de production et d’en alourdir les coûts, ce qui pourrait atténuer plusieurs des avantages compétitifs offerts par la technologie ukrainienne.

ReconCraft possède une expérience avérée dans la fourniture de vedettes maritimes aux forces spéciales américaines. La direction de la coopération est assurée par Sean Blankley, président-directeur général d’UForce USA, ancien conseiller principal chargé des affaires de la Garde côtière auprès de l’ex-secrétaire à la Sécurité intérieure Kristi Noem.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré mercredi avoir eu une « conversation constructive et importante » avec les émissaires du président américain Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, portant sur les moyens de relancer la voie diplomatique vers la paix. Il a estimé que « la paix est nécessaire et que l’Ukraine y est prête depuis longtemps ».

Zelensky a ajouté que les équipes des deux parties resteront en contact étroit pour suivre la mise en œuvre des points abordés, et a remercié Witkoff et Kushner pour leurs « efforts personnels » en faveur du processus de paix.

Il a également exprimé sa reconnaissance au président américain pour ce qu’il a qualifié de « soutien constant » apporté à Kiev.

Une source bien informée citée par Axios a indiqué que Zelensky avait évoqué avec les envoyés de Trump des pistes concrètes pour relancer les négociations diplomatiques visant à mettre fin au conflit. Un responsable de la Maison-Blanche a confirmé à Reuters que Witkoff et Kushner avaient eu une conversation téléphonique avec le chef d’État ukrainien afin d’aborder la voie diplomatique vers la fin de la guerre.

Plus tôt mercredi, Zelensky a annoncé que l’Ukraine avait mené des frappes contre des centres logistiques situés dans les régions russes de Krasnodar et de Stavropol, qu’il a décrits comme essentiels à l’approvisionnement de l’armée russe en composants de drones et en autres équipements.

Il a également indiqué qu’un dépôt de carburant, un pétrolier et quatre navires marchands appartenant à la flotte dite « de l’ombre » russe avaient été touchés en mer Noire et en mer d’Azov.

Les négociations de paix menées par les États-Unis entre la Russie et l’Ukraine sont au point mort depuis février, l’administration Trump ayant recentré son attention sur la confrontation avec l’Iran.

Répondant à cette dynamique, la Russie a lancé sa plus importante vague de tirs balistiques contre l’Ukraine depuis le début de l’opération militaire en février 2022.

L’Ukraine poursuit ses attaques visant à perturber les chaînes logistiques de l’armée russe et à isoler la Crimée, annexée par Moscou. En parallèle, la Russie multiplie les frappes contre les axes maritimes d’exportation ukrainiens, avec une intensification notable ces dernières semaines, particulièrement contre les ports impliqués dans le commerce céréalien.

Des sources proches du Kremlin citées par Bloomberg ont affirmé mercredi que la Russie ne compte plus restituer aucune des zones qu’elle occupe dans le cadre d’un futur accord de paix, et entend désormais les conserver comme « zones tampons ».

Trois personnes, souhaitant rester anonymes en raison de la sensibilité du sujet, ont indiqué que Vladimir Poutine vise désormais le contrôle total de la région de Donetsk, dans l’est de l’Ukraine, mais qu’il entend aussi garder sous sa domination des secteurs des régions de Sumy et de Kharkiv, situées à proximité de la frontière russe, afin de les transformer en « zones tampons ».

Elles ont ajouté que Poutine a abandonné toute idée de concession territoriale, estimant que les déclarations américaines récentes, devenues plus tranchées, traduisent l’effondrement des ententes informelles conclues lors de son sommet avec Trump en août 2025 en Alaska.

Poutine exige que l’Ukraine renonce à ses revendications sur les territoires de la région de Donetsk que les forces russes n’ont pas réussi à contrôler malgré des combats constants depuis 2014. Kiev rejette catégoriquement cette exigence et propose un arrêt des hostilités le long des lignes de front actuelles.

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