Santé
Combien de repas par jour : 3 ou 5 selon le mode de vie et la faim
Le nombre idéal de repas quotidiens varie selon le mode de vie, l'activité physique et la sensation de faim, sans impact majeur sur le métabolisme ou la perte de poids.

Selon le site "Verywell Health", il n’existe pas de règle universelle concernant le nombre de repas à consommer chaque jour. Le choix dépend du mode de vie, du niveau d’activité physique, des objectifs de santé et de la sensation de faim propre à chaque individu.
Les spécialistes de la nutrition contestent l’idée que manger fréquemment de petites portions augmente significativement le métabolisme. La digestion provoque certes une hausse temporaire de la dépense énergétique, appelée « effet thermique des aliments », mais cet effet reste limité et n’influence pas de manière notable le total des calories brûlées sur la journée.
Ils précisent que répartir 2000 calories en 3 ou 6 repas ne modifie pas sensiblement le métabolisme, à condition que l’apport calorique global reste constant. D’autres facteurs comme la composition corporelle, les hormones, l’âge, le régime alimentaire, l’activité physique et la qualité du sommeil jouent un rôle bien plus important dans la vitesse de combustion des calories.
Concernant la perte de poids, le nombre de repas n’est pas déterminant. Le succès repose sur un déficit calorique, c’est-à-dire que le corps dépense plus d’énergie qu’il n’en reçoit par l’alimentation. Les experts soulignent que cet objectif s’atteint généralement en réduisant les calories ingérées et en augmentant l’activité physique. Que l’on prenne trois repas par jour ou plusieurs petits repas, le résultat peut être identique si l’apport calorique total est adapté.
La gestion de la faim varie selon les individus. Certains se sentent rassasiés plus longtemps après un repas copieux, tandis que d’autres préfèrent fractionner leur alimentation en plusieurs petites prises pour maintenir une sensation de satiété tout au long de la journée. Les spécialistes insistent sur l’importance de la qualité des aliments : des repas riches en protéines, en bonnes graisses et en fibres ralentissent la digestion et prolongent la satiété, alors que des aliments riches en sucres simples et en glucides raffinés entraînent une montée rapide d’énergie suivie d’une faim plus précoce.
Le nombre de repas influence aussi la régulation de la glycémie. Cette dernière dépend de la taille des repas, de leur composition, de leur horaire ainsi que de l’état de santé de la personne. Les patients atteints de diabète ou présentant une résistance à l’insuline peuvent bénéficier de repas plus fréquents et en plus petites quantités, ce qui limite les pics glycémiques postprandiaux et réduit le risque d’hypoglycémie liée à de longues périodes sans manger. Pour la majorité des personnes en bonne santé, le nombre de repas n’est pas un facteur clé dans le contrôle à long terme de la glycémie, qui dépend davantage de la composition nutritionnelle des repas.
Le modèle des trois repas quotidiens convient particulièrement à ceux qui préfèrent une alimentation simple et structurée, qui se sentent rassasiés après des repas plus copieux, souhaitent limiter les grignotages et les excès alimentaires, ou ont un emploi du temps chargé.
En revanche, les repas fractionnés en plusieurs petites prises sont recommandés pour les personnes qui ont faim entre les repas, qui ont besoin d’un apport énergétique constant, qui pratiquent une activité physique intense nécessitant une plus grande consommation calorique, ou qui rencontrent des troubles digestifs après des repas volumineux. Ce mode d’alimentation peut également être conseillé à ceux dont l’état de santé impose des prises alimentaires rapprochées.
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