Santé
Une étude révèle que les nanoparticules plastiques perturbent le microbiote intestinal et affectent le métabolisme, augmentant les inflammations et les troubles du foie.

Une analyse publiée dans la revue Frontiers in Nutrition met en lumière l'impact des nanoparticules plastiques sur le métabolisme, l'intestin et le foie. Ces particules, lorsqu'elles pénètrent dans l'organisme, perturbent l'équilibre bactérien intestinal et fragilisent la barrière intestinale.
Les chercheurs ont examiné les données de 1700 études portant sur les effets des nanoparticules plastiques sur la santé. Ils ont constaté que cette perturbation facilite la pénétration dans l'organisme de molécules inflammatoires et de déchets bactériens, ce qui accroît l'inflammation systémique, augmente la résistance à l'insuline et provoque des troubles métaboliques.
Une autre voie d'action a été identifiée : le stress oxydatif. Les scientifiques ont observé que les microplastiques activent des espèces réactives de l'oxygène, endommagent les cellules et perturbent le fonctionnement des mitochondries. Ces altérations peuvent affecter le métabolisme énergétique ainsi que le traitement du glucose et des lipides.
Les chercheurs ont centré leur étude sur l'axe « intestin-foie ». Les dommages causés par les nanoparticules plastiques sur le microbiote intestinal et les inflammations qui en résultent ont des répercussions négatives sur la santé hépatique et le métabolisme des graisses, augmentant le risque de maladie du foie gras.
Les auteurs soulignent cependant que les preuves concernant l'impact des microplastiques sur la santé humaine restent insuffisantes, la majorité des travaux existants reposant sur des expérimentations animales.



