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Découverte d’un mécanisme révélant le vieillissement des cellules

Des chercheurs ont identifié une baisse du phosphatidylcholine liée à la dégradation des mitochondries avec l’âge, ouvrant la voie à un ralentissement du vieillissement cellulaire par l’alimentation.

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Découverte d’un mécanisme révélant le vieillissement des cellules
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Des scientifiques de l’institut Fritz Lipmann ont mis au jour un mécanisme jusqu’alors inconnu du vieillissement des mitochondries. Avec l’âge, le niveau de phosphatidylcholine dans les cellules diminue, ce qui provoque la dégradation de ces « centrales énergétiques » cellulaires.

Selon la revue Nature Communications, il serait possible de compenser cette perte lipidique par l’alimentation.

Les chercheurs ont utilisé comme modèles des vers C. elegans, des échantillons de tissus humains ainsi que des cellules humaines. Ils ont observé dans ces trois systèmes une inhibition progressive de la synthèse de phosphatidylcholine avec le vieillissement. Ce lipide constitue la base des membranes externes des mitochondries. En son absence, ces membranes perdent leur souplesse, les mitochondries se fragmentent et la distribution d’énergie est perturbée.

La biologiste Maria Yermolaieva décrit ce processus par une métaphore : « On peut imaginer l’ensemble du système comme un réseau électrique ramifié qui se dégrade progressivement avec l’âge – les connexions se rompent et les courants faiblissent ».

Tatiana Polizaeva, cheffe de l’équipe de recherche, souligne qu’en ajoutant du phosphatidylcholine ou de la choline (son précurseur alimentaire) à l’alimentation des vers, les mitochondries retrouvaient une structure plus dynamique et souple.

Elle ajoute : « Nous avons été surpris par l’impact de cette molécule sur la structure, la cohésion et la fonction des mitochondries ».

L’analyse des échantillons de tissus humains a révélé deux résultats majeurs. Premièrement, la baisse du phosphatidylcholine était plus marquée chez les patients diabétiques et obèses, tandis qu’un niveau élevé était associé à une marche rapide et une bonne mémoire, deux indicateurs d’un vieillissement en bonne santé.

Deuxièmement, la diminution de ce lipide était progressive chez les hommes, mais s’accélérait fortement chez les femmes à l’approche de la ménopause, ce qui pourrait expliquer la chute soudaine d’énergie que beaucoup d’entre elles subissent à cette période.

Les chercheurs insistent sur le fait que le déficit en phosphatidylcholine n’est qu’un des facteurs du vieillissement mitochondrial, mais un facteur important. Sa correction par le régime alimentaire offre une piste concrète pour ralentir le vieillissement des cellules.

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