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Le poids normal ne suffit pas : le risque caché des graisses

Une étude révèle qu'un quart des hommes au poids normal présentent un excès de graisses, soulignant l'insuffisance de l'IMC seul pour évaluer la santé.

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Le poids normal ne suffit pas : le risque caché des graisses
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L'indice de masse corporelle (IMC) dans la norme n'exclut pas nécessairement une accumulation excessive de graisse. Une analyse a constaté que près d'un quart des hommes possédant un IMC considéré comme normal affichaient un taux de graisse supérieur aux seuils définis par les chercheurs pour qualifier l'excès adipeux.

Cette observation ne signifie toutefois pas que tous les individus minces encourent un danger vital immédiat, ni que l'apparence physique dissimule systématiquement une pathologie sous-jacente. L'étude met en lumière une discordance potentielle entre le chiffre affiché sur la balance et la composition réelle du corps.

Limites de l'indice de masse corporelle

Les travaux ont porté sur 3001 adultes âgés de 20 à 95 ans, soumis à des examens de composition corporelle ainsi qu'à des analyses sanguines évaluant la santé cardiovasculaire et le métabolisme. Parmi eux, 967 participants se situaient dans la fourchette normale de l'IMC, comprise entre 18,5 et 24,9.

Dans ce groupe spécifique, 26 % des hommes et 38 % des femmes présentaient un taux de graisse élevé selon les critères de l'étude : 25 % ou plus chez les hommes, et 35 % ou plus chez les femmes. Cette surcharge graisseuse s'est accompagnée d'une hausse de certains marqueurs sanguins, notamment les triglycérides pour les deux sexes, ainsi que le cholestérol total et le LDL chez les hommes.

Il convient de noter que cette recherche est transversale, capturant des données à un instant précis. Elle ne démontre pas de lien de causalité direct entre l'excès de graisse et ces modifications biologiques, ni ne prédit les risques de mortalité future.

Sobriété apparente et obésité centrale

La notion de « obésité avec poids normal » désigne la coexistence d'un IMC standard et d'un pourcentage de graisse corporelle élevé. Elle diffère de l'obésité centrale, qui se caractérise par une distribution spécifique des graisses autour de l'abdomen. Bien que ces deux conditions puissent chevaucher, elles ne sont pas synonymes, et un taux de graisse élevé n'implique pas automatiquement une faiblesse musculaire.

Une autre étude distincte, portant sur 15184 adultes suivis en moyenne pendant 14 ans, a établi un lien entre l'obésité centrale — mesurée par le rapport tour de taille/hanches — et une augmentation du risque de décès chez les personnes au poids normal. Les calculs indiquent qu'un homme ayant un IMC de 22 mais présentant une obésité centrale voit son risque relatif de mortalité augmenter de 87 % par rapport à un homme de même IMC sans cette caractéristique.

L'importance du tour de taille

Face à ces constats, les directives de l'Institut national britannique pour l'excellence en santé et soins recommandent d'utiliser le rapport tour de taille/hauteur, en complément de l'IMC, pour évaluer l'obésité centrale chez les adultes dont l'IMC est inférieur à 35.

Pour effectuer la mesure correctement, le mètre-ruban doit être positionné à mi-distance entre le bas des côtes et le haut des os pelviens. La prise de mesure s'effectue après une expiration naturelle, puis le tour de taille est divisé par la hauteur exprimée dans la même unité. Les lignes directrices préconisent de maintenir le tour de taille inférieur à la moitié de la stature.

Cet outil sert à estimer les risques plutôt qu'à poser un diagnostic autonome. L'objectif reste une évaluation globale de la santé, évitant ainsi de se fier uniquement au poids ou de chercher à le réduire sans justification médicale.

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