Santé
Donald Trump annonce que des experts américains examinent le virus Hanta, qu'il juge plus complexe que le Covid-19, tout en affirmant que la situation est maîtrisée.

Le président américain Donald Trump a déclaré que des experts américains mènent une étude approfondie sur le virus Hanta, le qualifiant de « plus complexe que le Covid-19 » par nature, tout en insistant sur le fait que la situation reste sous contrôle. « Tout est très bien maîtrisé. Ils connaissent très bien ce virus. Il existe depuis longtemps, il n'est pas aussi simple que le Covid, mais nous verrons. Nous l'étudions de très près. Nous avons des experts remarquables qui s'en occupent », a-t-il déclaré aux journalistes devant la Maison-Blanche.
Le président a également souligné que le virus Hanta est bien connu des scientifiques et que, contrairement au Covid-19, il ne se transmet pas facilement d'une personne à l'autre, une information conforme aux données médicales disponibles. Les Hantavirus sont un genre de virus transmis à l'homme par contact avec des rongeurs infectés (comme les souris et les rats) ou par inhalation de poussière contaminée par leur urine ou leurs excréments.
Ces virus peuvent provoquer deux formes principales de maladie : le syndrome pulmonaire à Hantavirus (SPH), qui affecte les poumons et entraîne de graves difficultés respiratoires avec un taux de mortalité pouvant atteindre 50 %, et la fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR), qui touche les reins et peut conduire à une insuffisance rénale.
Contrairement au coronavirus (Covid-19), qui se propage rapidement par les gouttelettes respiratoires, la transmission interhumaine du Hantavirus est très rare. La plupart de ses souches ne se transmettent que des rongeurs aux humains. Le seul type ayant enregistré des cas limités de transmission entre humains est le virus Andes, responsable de l'épidémie actuelle.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait précédemment confirmé sept cas d'infection au Hantavirus à bord du navire de croisière néerlandais « MV Hondius », qui se dirigeait de l'Argentine vers le Cap-Vert. Trois personnes sont décédées et une autre se trouve en soins intensifs en Afrique du Sud. Le virus responsable de l'épidémie a été identifié comme étant le virus Andes, l'une des rares souches capables de se transmettre entre humains. L'OMS a toutefois assuré que le risque pour la santé publique reste faible, soulignant qu'il n'y a pas lieu de paniquer ni d'imposer des restrictions de voyage.
Le navire se dirige actuellement vers les îles Canaries (Espagne) pour terminer son voyage, tandis que les autorités sanitaires surveillent les passagers et l'équipage.
L'attention de l'administration Trump sur le virus Hanta survient alors que le développement d'un vaccin contre ce virus est encore en phase de recherche, aucun vaccin approuvé n'étant actuellement disponible pour prévenir l'infection. Dans ce contexte, Alexandre Guintsbourg, directeur du centre russe d'épidémiologie et de microbiologie « Gamaleya », a annoncé que la mise au point d'un vaccin contre le virus Hanta pourrait prendre environ un an et demi, affirmant que les connaissances nécessaires sont déjà en leur possession.
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