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Une étude publiée dans Genome Medicine révèle qu’environ 7,2 % des cellules tumorales entrent en état de dormance, échappent à la chimiothérapie et peuvent réactiver la croissance tumorale, protégées par un microenvironnement incluant des macrophages et des fibroblastes.

Des chercheurs ont identifié qu’une fraction des cellules malignes présentes dans les tumeurs ne se divise pas de façon continue. En moyenne, 7,2 % d’entre elles entrent dans un état de dormance.
Cette découverte, issue d’une étude parue dans la revue *Genome Medicine*, souligne le caractère particulièrement préoccupant de ces cellules : elles survivent aux traitements chimiothérapeutiques puis se réactivent ultérieurement pour déclencher une reprise de la croissance tumorale. C’est ce qu’explique le spécialiste en oncologie Alexis Bar, de la faculté de médecine de l’université King’s College London.
La résistance au traitement est intrinsèque à ces cellules dormantes, présente dès avant l’initiation de toute thérapie. Elles sont fréquemment entourées de macrophages sécrétant la protéine CXCL10, ainsi que de fibroblastes — cellules du tissu conjonctif impliquées dans le soutien tumoral. Ce microenvironnement agit comme une barrière physique et biochimique, limitant l’accès des médicaments et des cellules immunitaires aux cellules cibles.
María Secrrier, coauteure de l’étude à l’université College London, observe : « Nous ignorons encore si cette dynamique est pilotée par la tumeur elle-même ou par ses gardiens. Il est probable que l’interaction entre les deux soit bidirectionnelle. »
Les auteurs de l’étude estiment que les approches thérapeutiques futures devront viser simultanément les zones actives de prolifération cellulaire et les compartiments dormants au sein de la tumeur.
Bien que ces cellules dormantes représentent un risque majeur de récidive, leur présence peut, dans certains contextes, avoir une valeur pronostique favorable. Une analyse statistique a montré que, chez les patients atteints de tumeurs hormono-sensibles, une proportion plus élevée de cellules dormantes était associée à une durée plus longue de survie sans récidive.
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