Tech & Sciences
Une procédure judiciaire en Tennessee accuse Meta d'encourager l'usage compulsif d'Instagram chez les adolescents et réclame des modifications de la plateforme.

Une nouvelle audience judiciaire s’est ouverte dans l’État du Tennessee, ciblant directement la conception d’Instagram. La société Meta est accusée d’avoir développé des fonctionnalités incitant les adolescents à un usage compulsif de l’application, tout en dissimulant des informations internes sur les risques potentiels liés à la plateforme. Ce procès devrait durer environ sept semaines, avec des demandes allant au-delà de simples sanctions financières, incluant l’obligation pour Meta de modifier certaines caractéristiques de l’application.
Selon un rapport publié par Reuters, les autorités du Tennessee reprochent à Meta une violation de la loi sur la protection des consommateurs. L’entreprise aurait conçu un produit favorisant une utilisation répétée par les jeunes, tout en diffusant des informations trompeuses sur la sécurité d’Instagram. Les éléments incriminés dans ce dossier comprennent notamment la lecture automatique des contenus, les vidéos Reels, les notifications successives et les contenus éphémères. L’État affirme que des études internes ont révélé des effets négatifs possibles sur les adolescents, et que Mark Zuckerberg aurait été averti par certains employés. Meta, de son côté, affirme avoir mis en place des réglages adaptés aux différentes tranches d’âge ainsi que des outils permettant aux parents de mieux contrôler l’usage de l’application.
Le jury devra d’abord déterminer si Meta a effectivement enfreint la législation locale. En cas de condamnation, la procédure se poursuivra avec la fixation des sanctions et des modifications exigées. La loi prévoit une amende pouvant atteindre 1 000 dollars par infraction. Ce procès fait suite à une décision antérieure ayant accordé à l’État du Nouveau-Mexique des compensations à hauteur de 375 millions de dollars. Par ailleurs, Meta est également confrontée à un autre procès prévu pour le 27 juillet, ainsi qu’à une procédure fédérale en août impliquant 29 États, portant sur la protection des données des enfants et la sécurité des utilisateurs mineurs.
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