Liban
Lors d'une séance du gouvernement israélien, Ben Gvir a demandé la fin du cessez-le-feu au Liban et la riposte contre des centaines de cibles après des attaques du Hezbollah.

Lors de la réunion du Conseil des ministres israélien tenue jeudi, un débat animé a eu lieu au sujet de l'accord de cessez-le-feu au Liban, certains ministres estimant que cet accord imposait des restrictions excessives aux mouvements des soldats israéliens.
Face à ces critiques, le chef d'état-major de l'armée israélienne, Eyal Zamir, a répliqué : « C'est vous qui avez voulu le cessez-le-feu ».
Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a pour sa part affirmé qu'il s'était opposé au cessez-le-feu dès le départ, précisant qu'il ne le souhaitait pas « pour cette raison précisément ».
Il s'est interrogé : « Que se passe-t-il lorsqu'une nouvelle menace apparaît ? Si vous voyez le Hezbollah se réarmer, pourquoi ne pas démanteler ses capacités ? »
Ben Gvir a appelé à mettre fin à l'accord de cessez-le-feu, estimant qu'après la blessure de plusieurs soldats israéliens par une bombe lancée par le Hezbollah, « nous pouvons viser et bombarder des centaines de cibles ».
La ministre des Missions nationales, Orit Strook, a soutenu la position de Ben Gvir, jugeant que les forces israéliennes au Liban « se sentent comme sur un champ de tir », et ajoutant : « Il vaut mieux répondre immédiatement à toute menace ».
En revanche, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a insisté sur le fait que les soldats réagissaient à toute menace immédiate, déclarant : « Nous n'imposons aucune restriction à aucun soldat ».
Le ministre de la Défense israélien, Yisrael Katz, a également appuyé la position de Netanyahu, affirmant : « Il y a des avantages et des inconvénients au cessez-le-feu, mais nous ne mettons aucun soldat en danger, et chaque soldat peut répondre immédiatement ».
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