Liban
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a insisté sur la nécessité de mettre fin aux opérations israéliennes, d'élargir les zones expérimentales et d'établir un calendrier précis pour le retrait des forces israéliennes du territoire libanais.

Le chef du gouvernement libanais, Nawaf Salam, a souligné la nécessité d’arrêter les opérations israéliennes, d’élargir les zones expérimentales et d’établir un calendrier clair pour le retrait des forces israéliennes du territoire libanais.
Cela s’est produit lors de sa réunion aujourd’hui, vendredi, avec l’ambassadeur américain au Liban, Michel Aoun, le général Joseph Clift, chef du groupe de coordination militaire spéciale au Liban (MCG4L), et l’escorte militaire qui l’accompagnait.
La réunion a porté sur la dimension militaire du cadre négocié et les évolutions sur le terrain dans le sud, selon l’agence nationale d’information.
Salam a insisté sur « la nécessité d’arrêter les opérations de destruction menées par Israël, d’élargir le périmètre des zones expérimentales et d’établir un calendrier clair pour le retrait israélien du territoire libanais ».
Nawaf Salam avait précédemment réagi violemment aux déclarations de Naim Qassem, secrétaire général du Hezbollah, qui accusait le gouvernement libanais de faire « des concessions gratuites » à Israël.
« Aujourd’hui, nous voyons surgir quelqu’un qui accuse le pouvoir politique d’avoir aidé Israël au lieu de défendre la souveraineté du Liban, puis appelle à la dialogue et à l’unité comme si les Libanais n’avaient pas de mémoire », a-t-il écrit dans une publication sur la plateforme X.
Il a affirmé que « la vérité est que l’aide la plus importante fournie à Israël a été apportée par celui qui s’est seul attribué le droit d’entraîner le Liban dans des aventures de guerres d’« assistance » absurdes, en donnant à Israël des prétextes pour attaquer notre pays, piétiner sa souveraineté, détruire nos villes et villages, tuer ses enfants et chasser des centaines de milliers de personnes ».
Le Premier ministre libanais a insisté sur le fait que « celui qui s’est seul attribué le droit de déclencher la guerre et cherche à continuer à s’approprier le pouvoir décisionnel de l’État, en liant le Liban à des intérêts et des axes extérieurs tout en ignorant les intérêts de son environnement et des Libanais en général, n’a aucun droit à distribuer des certificats de patriotisme, encore moins de souveraineté ».
« Il n’y a pas de souveraineté au Liban sans une décision unique et indépendante dans un État doté d’un seul armée, exerçant son autorité sur toute son étendue territoriale exclusivement par ses propres moyens », a-t-il ajouté, soulignant que le dialogue et l’unité ne peuvent être construits qu’avec le courage d’accepter les réalités, même amères, et en assumant la responsabilité des choix hasardeux dont les Libanais paient encore aujourd’hui un prix élevé.
« L’État reste engagé à éliminer l’occupation israélienne de chaque pouce de notre sol, à ramener tous nos prisonniers, et à garantir les conditions nécessaires pour le retour digne et sécurisé de nos concitoyens dans leurs villes, villages, champs et maisons, ainsi que la reconstruction de ces lieux. »



