Liban
La Commission de sécurité alimentaire des institutions économiques a réuni des acteurs clés pour aborder les pressions sur l'approvisionnement alimentaire, en raison de la hausse des prix du carburant, du fret maritime et des crises agricoles aggravées par le réchauffement climatique.

La Commission de sécurité alimentaire des institutions économiques a tenu une réunion sous la présidence de l'ancien ministre et président des institutions économiques, Mohamed Chqir, aujourd'hui au siège de la chambre de commerce de Beyrouth et du Mont-Liban, consacrée à l'examen des pressions pesant sur le dossier de la sécurité alimentaire, dans un contexte de hausse des prix des carburants et du fret maritime due aux tensions dans le détroit de Bab-el-Mandeb, ainsi que des répercussions de l'inflation mondiale et de la crise des récoltes agricoles aggravée par l'effet de serre.
Ont participé à la réunion, outre le ministre Chqir, le vice-président de la chambre de commerce de Beyrouth et du Mont-Liban et président de la syndicat des propriétaires de supermarchés, le docteur Nabil Fahd, le président du regroupement des entreprises importatrices de pétrole, Maroun Chamas, le secrétaire général des institutions économiques, Alphonse Deeb, le président du syndicat des importateurs de denrées alimentaires, Hani Bchelli, le président du regroupement des moulins au Liban, Ahmed Hatit, le président du syndicat des industriels alimentaires, Ramsy Bounadour, le secrétaire général de l'union des bouchers et commerçants d'animaux, Majid Eid, le membre du conseil supérieur de l'agriculture, Kheir al-Jarach, le membre du syndicat des industries alimentaires, Mazen Snou, et le président du syndicat des agriculteurs de blé du Bekaa, Najib Fares.
Après avoir examiné les prix des denrées alimentaires présentés par les syndics participants à la réunion, et sur la base des chiffres fournis par l'administration centrale des statistiques, la commission a indiqué que les prix des denrées alimentaires avaient enregistré une augmentation limitée, tandis que certaines catégories avaient connu une hausse comprise entre 5 et 7 pour cent.
La commission a exprimé son inquiétude face aux pressions croissantes sur les prix des aliments, en raison de la hausse des prix des carburants, du fret maritime et des récoltes agricoles, ainsi que les charges supplémentaires qui en découlent pour les coûts de production et d'importation, et donc pour les prix des denrées alimentaires.
Afin de permettre aux Libanais de maîtriser toute hausse éventuelle des prix résultant de ces facteurs, la Commission de sécurité alimentaire a demandé ce qui suit :
* Reporter la taxe de 300 000 livres libanaises sur une bonbonne de gaz jusqu'à la fin de l'année en cours.
* Abolir la taxe de 3 pour cent imposée à l'importation.
* Supprimer la taxe environnementale de 3 pour cent appliquée aux tourteaux de soja, aux médicaments vétérinaires et aux additifs fourragers, des produits non nocifs pour l'environnement, dont l'application de cette taxe entraîne une augmentation des coûts pour des produits alimentaires agricoles et industriels essentiels et vitaux.
* Travailler à réduire les impôts pesant sur les entreprises et les sociétés, afin de leur permettre de tenir face à la forte augmentation des coûts opérationnels et de préserver leur capital opérationnel, notamment dans un contexte de manque de financement bancaire.
La commission a confirmé la maintien de ses réunions ouvertes, et a annoncé la préparation d'un document contenant ses propositions, en vue de les soumettre aux ministres concernés, dans le but de réduire les coûts et limiter la hausse des prix des denrées alimentaires.
La commission a appelé les autorités compétentes à agir rapidement pour supprimer la taxe environnementale de 3 pour cent sur les tourteaux de soja, les médicaments vétérinaires et les additifs fourragers, dont les effets seront considérables sur de nombreuses catégories de denrées alimentaires telles que les œufs, le poulet, la viande, les produits laitiers, les fromages et bien d'autres encore.



