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Liban

Course à Nabatiyeh : des informations sur le Gardien révolutionnaire mettent en alerte l'État libanais

Des informations sécuritaires circulant dans les milieux libanais évoquent la présence de conseillers du Gardien révolutionnaire iranien à Nabatiyeh, entraînant une intensification de la présence militaire et sécuritaire. Cette situation inquiète les autorités qui craignent un déplacement des opérations israéliennes vers la ville.

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Course à Nabatiyeh : des informations sur le Gardien révolutionnaire mettent en alerte l'État libanais
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Des informations exclusives d'"Al-Araby Al-Jadeed" révèlent que l'important déploiement de l'armée libanaise et des forces de sécurité à Nabatiyeh, coincidant avec la visite du président Joseph Aoun, s'inscrit en partie dans une réponse aux rumeurs sécuritaires selon lesquelles des conseillers du Gardien révolutionnaire iranien seraient présents dans la ville, suscitant des craintes que leur présence ne serve de prétexte à une nouvelle opération israélienne après la fin du conflit sur les hauteurs d'Ali al-Taher.

Un responsable sécuritaire libanais a déclaré à "Al-Araby Al-Jadeed" que l'insistance à renforcer la présence de l'armée, des forces de sécurité intérieure, de la sécurité générale et de la sécurité de l'État, ainsi qu'à installer des barrages et mener des patrouilles au sein de Nabatiyeh, vise à imposer une présence claire de l'État et à empêcher toute activité militaire hors des institutions étatiques, y compris à limiter les mouvements d'éléments ou de conseillers iraniens supposés être présents dans la région et à les pousser à quitter les lieux.

Le responsable a ajouté que des estimations circulant dans les cercles politiques et sécuritaires libanais suggèrent que certains de ces conseillers pourraient appartenir au même groupe qui était présent aux côtés des dirigeants du Hezbollah dans l'installation d'Ali al-Taher avant que les forces israéliennes n'en prennent le contrôle et n'endommagent le réseau de tunnels.

Selon cette source, la présence de conseillers iraniens aux côtés de cadres militaires du Hezbollah à Nabatiyeh est également liée à des estimations internes au parti selon lesquelles Israël pourrait déplacer l'essentiel de ses opérations vers la ville et ses environs après avoir clos le dossier d'Ali al-Taher ; cela a poussé le Hezbollah à se préparer à une éventuelle extension des opérations israéliennes.

Clôture des prétextes

Ces informations coïncident avec une initiative officielle libanaise marquante ces derniers jours. Le président Aoun a tenu une réunion sécuritaire élargie consacrée à la situation au sud et plus particulièrement à la « zone de Nabatiyeh », en présence du chef d'état-major de l'armée, des directeurs de la sécurité générale, de la sécurité de l'État, des forces de sécurité intérieure, du directeur des renseignements et des chefs des services d'information.

Il est notable que la présidence libanaise a lié directement le déploiement sécuritaire à Nabatiyeh au positionnement du Liban dans les négociations avec Israël, tout en insistant sur le fait que « tout vide sécuritaire au sud constitue un prétexte aux attaques ».

Cette déclaration prend une dimension allant au-delà du simple maintien de l'ordre intérieur, car elle vise à montrer à Beyrouth que la ville est sous le contrôle des institutions étatiques, et que l'armée et les forces sont capables d'empêcher son utilisation comme base pour une activité militaire susceptible d'être invoquée par Israël pour justifier une avancée vers elle.

Sur le terrain, le déploiement de l'armée s'est étendu à l'intérieur de la ville, parallèlement à des patrouilles et des barrages menés par la sécurité générale, la sécurité de l'État et les forces de sécurité intérieure, tandis que le directeur général de la sécurité générale, le colonel Hassan Shqayr, a inspecté le centre du service dans le quartier des universités, dominant la colline Dabsha et les hauteurs d'Ali al-Taher.

D'Ali al-Taher à Nabatiyeh

Nabatiyeh acquiert une importance accrue après la prise de contrôle israélienne des hauteurs d'Ali al-Taher, qui abritent un vaste réseau de tunnels et de positions militaires que l'Israël affirme appartenir au « secteur Badr » du Hezbollah.

Les hauteurs dominent des axes liés à Nabatiyeh et à la région de Tuffah, ce qui a fait craindre un transfert du pression militaire israélienne vers des zones plus profondes.

Des sources et rapports publiés durant le conflit d'Ali al-Taher ont évoqué la présence de conseillers iraniens dans le réseau de tunnels aux côtés des éléments du Hezbollah, ce que le parti a nié, tandis qu'un responsable israélien a affirmé après la prise de contrôle qu'aucun Iraniens n'avait été trouvés dans l'installation.

Mais le responsable sécuritaire libanais estime que le fait de ne pas les avoir trouvés ne trancherait pas la question de leur présence antérieure, soulignant que les estimations courantes à Beyrouth supposent qu'ils auraient quitté les lieux avant la phase finale de l'opération.

La présence de officiers iraniens aux côtés du Hezbollah n'est pas une nouveauté. Des rapports internationaux ont révélé durant la guerre que des officiers du Gardien révolutionnaire et du corps Qods agissaient comme conseillers auprès du parti, et que l'Iran avait joué un rôle dans la reconstruction de certaines parties de sa structure militaire et dirigeante après les pertes subies.

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