Liban
Le ministre de l'Agriculture, Nizar Hani, poursuit ses rencontres avec les institutions, syndicats et secteurs productifs pour renforcer la production nationale et ouvrir de nouvelles perspectives aux agriculteurs.

Le ministre de l'Agriculture, Nizar Hani, a poursuivi ses réunions avec les institutions, syndicats et secteurs productifs, plaçant le ministère à l’avant-garde de l’initiative et de la coordination pour faire face aux défis qui touchent l’agriculture libanaise, renforcer la production nationale et ouvrir de nouvelles perspectives aux agriculteurs et producteurs.
Ces réunions s’inscrivent dans une approche que le ministère adopte, fondée sur l’écoute sur le terrain, la réunion de toutes les parties prenantes autour d’une même table, la définition des priorités et leur transformation en parcours de suivi concrets, parallèlement à la mise en œuvre de la stratégie nationale du secteur agricole 2026–2035.
Le ministre Hani a reçu, en présence du directeur général de l’agriculture, l’ingénieur Louis Lhood, une délégation de l’Institut national de la vigne et du vin, présidée par M. Zafar Chawie, composée de son vice-président, l’ingénieur Jou Asaad Toma, de la conseillère d’administration, Madame Cynthia Abou Suleiman, et de la représentante du ministère de l’Agriculture au conseil d’administration, l’ingénieure Mariam Eid.
L’ordre du jour de la réunion a porté sur la situation du secteur de la vigne et du vin ainsi que sur les défis auxquels sont confrontés les producteurs, notamment en raison de la hausse de la production de raisin, des conséquences de la crise économique et des difficultés liées au marché local et à la concurrence découlant de l’importation de vin.
Le ministre Hani a affirmé que « le ministère de l’Agriculture est aux côtés des secteurs productifs libanais, et que la protection du produit national exige une approche intégrée regroupant le soutien à la production, la régulation des marchés, l’amélioration de la compétitivité et l’encouragement de la consommation locale ».
Il a adressé un hommage aux « producteurs de vin libanais qui ont réussi, malgré les crises successives, à construire un secteur doté d’une réputation et d’une présence remarquables », soulignant que « le ministère suivra ce dossier en coordination avec l’Institut et les parties concernées, et travaillera à soutenir le secteur et encourager la consommation du produit libanais ».
Dans son intervention, le directeur général de l’agriculture a insisté sur « l’importance de l’harmonisation des efforts entre les différents secteurs économiques », invitant les institutions touristiques, restaurants et hôtels à « renforcer la présence du produit libanais et lui accorder une place plus importante sur le marché local ».
Dans une réunion élargie, le ministre Hani a reçu le « Forum national des institutions agricoles » au sein du ministère de l’Agriculture, avec la participation de représentants de divers secteurs productifs.
Cette rencontre a été l’occasion d’un dialogue direct et approfondi sur la situation de l’agriculture libanaise et les défis auxquels sont confrontés les agriculteurs, notamment dans le contexte économique, ainsi que les conséquences des dommages subis par le secteur agricole dans plusieurs régions, notamment le sud.
Hani a souligné que « le ministère considère les institutions, syndicats et groupements agricoles comme des partenaires essentiels dans la formulation et le développement des politiques agricoles », insistant sur le fait que « la phase à venir nécessite une amélioration de la coordination entre le ministère et les différentes composantes du secteur, et un passage d’une gestion isolée des dossiers à une approche intégrée du secteur agricole ».
Il a mis l’accent sur « l’importance de compléter et de développer le registre des agriculteurs, considéré comme un outil fondamental pour constituer une base de données précise du secteur, améliorer la ciblage des programmes, services et aides », tout en signalant « la poursuite de l’étude de la possibilité de renforcer la protection sociale des agriculteurs et d’élargir leur accès aux systèmes d’assurance ».
En ce qui concerne les marchés, il a indiqué que « l’ouverture des marchés extérieurs, notamment ceux du Golfe, représente une opportunité essentielle pour les produits libanais », faisant état de « l’exportation d’environ 1 000 tonnes par jour vers ces marchés », et confirmant que « le ministère travaille à renforcer la compétitivité des produits libanais et à faciliter leur accès aux marchés ».
Il a également salué « le partenariat existant avec la Syrie, notamment en matière de réduction du trafic illicite et de régulation des flux de produits, afin de protéger la production libanaise et assurer l’ordre sur les marchés ». Il a insisté sur le fait que « la phase à venir exige une orientation agricole moderne et intelligente, fondée sur la connaissance et les données, tenant compte des exigences des marchés et des changements climatiques, et contribuant à augmenter la productivité tout en optimisant l’utilisation de l’eau et des ressources naturelles ».
À la fin de la réunion, le ministre Hani a demandé la poursuite des dossiers soulevés au sein du ministère par des réunions spécialisées avec la direction des coopératives, le projet vert et la direction des recherches scientifiques agricoles, confirmant que les directions centrales et régionales du ministère resteront ouvertes à la coopération et à la coordination avec toutes les institutions agricoles.
Dans le cadre du suivi des dossiers liés au secteur animalier et à la sécurité alimentaire, le ministre Hani a rencontré la chambre des bouchers et des représentants des abattoirs de Choueifat, où les questions relatives à la décision du Conseil des ministres sur les abattoirs et les mécanismes de mise en œuvre ont été examinées.
Le ministre a expliqué les mesures liées à cette décision, soulignant « l’importance de la coopération entre le ministère et les parties concernées pour garantir une bonne application, améliorer le niveau de contrôle et de sécurité sanitaire, et organiser le secteur conformément aux cadres juridiques et techniques établis ».
Dans un contexte connexe, le ministre Hani a reçu un groupe de jeunes participants au programme « Jeunes acteurs de la politique », organisé par la Fondation libanaise pour la paix durable en collaboration avec le ministère de l’Agriculture et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), dans le cadre du projet « Renforcement de la gouvernance au Liban : vers une gouvernance inclusive et ouverte ».
Ce programme vise à renforcer la participation des jeunes et des femmes à la conception des politiques publiques, à développer leurs capacités à concevoir et mettre en œuvre des initiatives fondées sur des preuves, notamment dans les secteurs de l’agriculture et de la culture.
Le directeur des projets à la Fondation libanaise pour la paix durable, Me Rabih Kays, a souligné l’importance du projet dans l’ouverture d’un espace direct aux jeunes pour participer au débat public et formuler des politiques, remerciant chaleureusement le ministre Hani pour avoir accueilli la réunion et permis un dialogue avec les jeunes.
Dans son intervention, Hani a affirmé que « l’attraction des jeunes vers le secteur agricole constitue un préalable essentiel à la durabilité de l’agriculture libanaise », notant que « le secteur a perdu une partie de son attractivité auprès de la nouvelle génération, particulièrement dans les zones rurales, au cours des dernières années ».
Il a précisé que « le ministère a élaboré la stratégie nationale du secteur agricole 2026–2035 après un processus consultatif large impliquant toutes les parties concernées, dans le but de passer des initiatives fragmentées à une vision nationale intégrée ».
Il a fait référence au fait que « le ministère travaille à unifier les projets et interventions agricoles dans un cadre stratégique commun », soulignant « la présence d’environ 67 projets agricoles menés par 53 partenaires, dont des agences des Nations Unies et des organisations internationales et nationales ».
Hani a insisté sur le fait que « les jeunes doivent être des partenaires dans la construction de l’avenir de l’agriculture, et non pas seulement des bénéficiaires de ses programmes », appelant à « investir dans la connaissance, l’innovation, la technologie et l’entrepreneuriat agricole, et à créer un secteur capable de proposer des emplois et d’attirer une nouvelle génération de professionnels et de producteurs ».
La série de réunions menées par le ministre Hani pendant cette période reflète une orientation claire du ministère de l’Agriculture vers une gestion du secteur par la concertation, le lien entre décision et réalité terrain, le renforcement de la coordination entre les institutions et les secteurs, et la transformation des défis en opportunités d’innovation et de développement, afin de consolider le rôle du ministère en tant que référence nationale unique pour le secteur agricole, et de renforcer la position de l’agriculture comme pilier de la sécurité alimentaire, de l’économie nationale et du développement rural durable.



