Liban
Le ministre de l'Agriculture, Nizar Hani, a reçu l'ambassadeur bulgare Iassen Tomov pour renforcer la coopération agricole, alimentaire et commerciale entre le Liban et la Bulgarie.

Le ministre de l'Agriculture, Nizar Hani, a reçu dans son bureau l’ambassadeur de Bulgarie, Iassen Tomov, dans le cadre du suivi des relations bilatérales et de l’approfondissement de la coopération entre le Liban et la Bulgarie, notamment dans les domaines agricoles, alimentaires et commerciaux, afin de servir les intérêts des deux pays et d’ouvrir de nouvelles perspectives aux produits agricoles libanais.
Les échanges ont porté sur les moyens de développer la coopération agricole, de renforcer l’échange de compétences, de technologies et de connaissances, ainsi que sur les possibilités d’activer le commerce des produits agricoles et alimentaires, et de faciliter l’accès des produits libanais aux marchés bulgares et européens, dans le cadre des cadres juridiques et réglementaires en vigueur.
Conformément à un communiqué, après avoir achevé les procédures juridiques, administratives et formelles prévues, le ministre Hani a été autorisé, par décision du Conseil des ministres, à signer une note d’intention relative à la coopération dans le domaine agricole entre les ministères libanais et bulgares.
Cette future note d’intention constituera un cadre institutionnel pour renforcer la coopération agricole entre les deux pays, moderniser les bases de la coopération existante, s’aligner sur les évolutions du secteur agricole et des chaînes de production et de commercialisation alimentaires, et renforcer les partenariats entre les institutions agricoles, scientifiques et techniques des deux pays. Elle couvre également de vastes domaines de coopération, notamment la recherche agricole, la production végétale, la ressource animale, les forêts, la santé végétale et animale, la sécurité alimentaire, ainsi que l’échange de compétences et de connaissances dans les domaines techniques et technologiques d’intérêt commun.
Elle met l’accent sur la coopération dans les domaines de la santé végétale et vétérinaire, incluant les exigences techniques et réglementaires liées à l’importation et à l’exportation, l’échange d’informations et de documents connexes, contribuant ainsi à faciliter la circulation des produits agricoles, animaux et halieutiques entre les deux pays selon les normes en vigueur. La note accorde une importance particulière au développement du commerce agricole et alimentaire, en encourageant l’échange de produits et en facilitant l’accès des produits de chaque pays aux marchés de l’autre, tout en renforçant la communication entre les organismes concernés et le partage des exigences et procédures liées au commerce agricole.
Elle inclut également des domaines de coopération visant l’introduction et le développement de technologies modernes dans la production végétale et animale, la collaboration dans les essais variétaux, la conservation et la surveillance des semences, ainsi que la protection de l’environnement agricole, l’utilisation rationnelle des ressources naturelles, et le développement de modèles de production agricole plus durables capables de faire face aux défis climatiques et économiques. Elle ouvre aussi la voie à un renforcement de la coopération dans la recherche scientifique agricole, le transfert de technologies et l’accélération de la mise en œuvre des résultats et des recherches scientifiques dans le secteur agricole, contribuant ainsi à améliorer le niveau d’innovation et de productivité et à renforcer la compétitivité du secteur agricole des deux pays. Elle prévoit également un domaine de coopération pour la protection, la gestion et l’exploitation durables des ressources forestières, ainsi qu’une possibilité d’élargir les domaines de coopération à l’avenir pour inclure tout autre secteur ou sujet convenu par les deux parties.
Afin de transformer ces domaines de coopération en programmes concrets, la note prévoit la mise en œuvre d’un ensemble d’activités conjointes, notamment l’organisation de conférences, de séminaires, de formations, l’échange d’informations et d’expertises, la réalisation d’activités de coopération technique et administrative, ainsi que toute autre forme de coopération qui pourrait être conclue par les deux parties.
Cet accord devrait renforcer les échanges directs entre les institutions, organismes et entités agricoles, scientifiques et techniques du Liban et de Bulgarie, et aider à instaurer des partenariats concrets et réalisables, notamment dans les domaines de la technologie agricole, de la sécurité alimentaire, de la santé végétale et vétérinaire, de la recherche scientifique et de l’agriculture durable.
La note d’intention revêt une importance supplémentaire car elle s’inscrit dans le contexte de la modernisation du cadre juridique et institutionnel de la coopération agricole entre le Liban et la Bulgarie, puisqu’elle prévoit la fin de l’application, à compter de l’entrée en vigueur de la nouvelle note, de l’accord agricole signé entre le ministère bulgare de l’Agriculture, des Forêts et de la Réforme Agricole et le ministère libanais de l’Agriculture à Sofia le 25 juin 1998.
La nouvelle note d’intention entrera en vigueur à compter de sa signature, pour une durée de trois ans, avec possibilité de renouvellement automatique selon la procédure prévue, établissant ainsi un cadre à long terme pour la coopération agricole entre les deux pays.
Ce processus s’inscrit dans la stratégie de la direction générale de l’Agriculture libanaise, sous la conduite du docteur Nizar Hani, visant à élargir le réseau de coopération internationale agricole, diversifier les partenariats, ouvrir de nouveaux marchés pour les productions libanaises, tirer parti des expertises et technologies internationales, afin de renforcer la compétitivité du secteur agricole et alimentaire et de servir les agriculteurs, producteurs et exportateurs libanais.
Hani
Dans ce sens, le ministre Hani a souligné l’importance de passer des relations agricoles libano-bulgares d’un niveau de coopération traditionnelle à des partenariats concrets fondés sur l’échange de savoirs, de technologies, et la promotion du commerce et des investissements agricoles et alimentaires », insistant sur le fait que « le Liban dispose d’une production agricole et alimentaire dotée de facteurs de compétitivité, et que le ministère travaille à soutenir les produits libanais et à améliorer leur capacité à accéder aux marchés extérieurs conformément aux normes internationales ».
L’ambassadeur bulgare
L’ambassadeur bulgare a quant à lui affirmé que « le développement de la coopération avec le ministère libanais de l’Agriculture est essentiel, et que les opportunités disponibles doivent être exploitées pour renforcer les relations agricoles et commerciales entre les deux pays, notamment dans les domaines de l’échange d’expertises et de technologies agricoles, ainsi que du commerce agricole et alimentaire ».
Il convient de rappeler que cette initiative s’inscrit dans la diplomatie agricole menée par le ministère libanais de l’Agriculture, en tant qu’outil pour ouvrir des marchés, renforcer la sécurité alimentaire, développer la production, attirer les connaissances, les technologies et les investissements, et consolider la présence des produits libanais sur les marchés régionaux et internationaux.



