Liban
La ministre de l'Éducation, Reema Karamé, a signé avec l'ambassadeur de France au Liban une convention de don de 4 millions d'euros pour soutenir la réforme des programmes scolaires.

La ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Reema Karamé, la directrice du Centre pédagogique pour la recherche et le développement (CPRD), la professeure Hiam Issaak, et l'ambassadeur de France au Liban, Patrick Durel, ont signé le projet "Notre programme", destiné à soutenir la mise en œuvre de la réforme des programmes de l'enseignement général pré-universitaire au Liban, grâce à une subvention de 4 millions d'euros accordée par la France via l'Agence française de développement (AFD). La signature a eu lieu lors d'une cérémonie organisée dans la salle de théâtre du ministère, en présence de la représentante de l'AFD au Liban, Alice Bornay, du directeur général de l'Éducation, Fadi Yarak, des chefs des unités concernées du ministère, des responsables de l'AFD, des chefs de bureau du CPRD et d'un groupe d'éducateurs des secteurs public et privé.
Issaak
Après les hymnes nationaux libanais et français, la directrice du CPRD, la professeure Hiam Issaak, a déclaré : "Je tiens d'abord à exprimer ma profonde gratitude à la France pour son soutien constant et son engagement durable dans la mise en œuvre du nouveau cadre de financement de la réforme des programmes scolaires, dirigé par l'Agence française de développement. Je souhaite également remercier vivement Madame la Ministre, Dr Reema Karamé, pour son soutien aux efforts du CPRD dans le développement des programmes scolaires, que j'ai l'honneur de présider, afin de réaliser cette réforme historique des programmes. Votre soutien continu et votre intérêt permanent pour le développement de notre institution et son impact sont parmi les facteurs clés de notre succès. Ce partenariat exceptionnel repose sur les efforts d'hommes et de femmes hautement qualifiés, dont l'engagement quotidien renforce l'amitié entre nos deux pays. Par conséquent, je tiens à remercier chaleureusement l'Agence française de développement (AFD) et ses équipes successives. En effet, la direction générale qui nous guide est claire : il s'agit de passer d'une approche purement quantitative de l'accès aux écoles à un engagement absolu envers la qualité. Les enjeux sont considérables, c'est pourquoi la priorité est donnée à l'équité et à l'inclusion afin de former des citoyens libres dotés de compétences de pensée critique, capables de traiter les divisions identitaires existantes et de construire l'avenir de notre pays."
Elle a ajouté : "Ce nouveau cadre de financement arrive à point nommé. Il nous permettra de renforcer la capacité du CPRD à travailler, innover et gouverner. Notre ambition est de donner la priorité aux programmes d'expériences axés entièrement sur l'innovation et l'adaptation à la réalité au Liban. En étroite collaboration avec nos partenaires français et internationaux, nous fournissons aux jeunes Libanais les outils nécessaires pour un avenir meilleur. Cet engagement se traduit par un enseignement basé sur une méthodologie éducative fondée sur la réflexion, l'analyse et la créativité, garantissant que chaque enfant, indépendamment de son origine ou de sa situation socio-économique, bénéficie d'une formation de haute qualité. En intégrant pleinement la transformation numérique, l'éducation aux médias, la sensibilisation environnementale et climatique, nous renforçons la cohésion communautaire et sociale dans nos salles de classe. Parce que l'école est la première ligne de défense contre la division et le berceau de notre avenir commun, construisons-la ensemble."
Ambassadeur de France
L'ambassadeur de France au Liban, Patrick Durel, a souligné "l'importance de placer la qualité de l'éducation au cœur de la réforme éducative", déclarant : "Le projet 'Notre programme' incarne une ambition fondamentale et nous rappelle que le défi de l'éducation ne se limite pas au simple accès à l'école ; la question de la qualité de l'enseignement, de l'apprentissage et des compétences acquises doit être au centre de nos préoccupations."
Karamé
Reema Karamé a déclaré : "La signature de cette convention entre le CPRD et l'Agence française de développement est une étape importante, car elle confirme la force du partenariat qui soutient le Liban en ces temps difficiles. Mais avant tout, elle montre que ce partenariat a choisi d'investir avec nous dans le ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur et dans l'avenir du Liban. Je tiens à remercier sincèrement l'État français, l'Agence française de développement et toutes les parties qui ont contribué au succès de cette convention."
Elle a affirmé que "ce soutien financier et technique est inestimable. Mais il représente plus qu'un simple soutien matériel, c'est aussi une preuve de confiance. Confiance dans nos institutions", estimant que "c'est la confiance dans notre capacité à mener une réforme ambitieuse. Et la confiance dans l'éducation en tant que pilier fondamental pour reconstruire notre patrie".
Reema Karamé a ajouté : "Pourquoi cette réforme des programmes est-elle si importante aujourd'hui ? Parce que la réforme des programmes ne se limite pas à changer les curricula, mais va au-delà pour transformer l'expérience de chaque élève en termes de ce qu'il apprend, comment il l'apprend. Et surtout, ce qu'il devient capable de comprendre, de faire et de construire. Le monde change rapidement et radicalement. Nos écoles doivent préparer nos enfants à s'adapter à ce changement, et bien plus encore. Nous devons leur permettre de trouver leur place, de penser, de choisir, d'agir et de contribuer."
Elle a précisé que "nos programmes ont contribué à bâtir des générations de Libanais dans le passé, et nous sommes fiers d'eux. Mais près de trente ans se sont écoulés".
Reema Karamé a noté que "cette année, malgré les crises et les troubles, nous avons travaillé dur pour rester sur la bonne voie. En protégeant la continuité de l'éducation aujourd'hui. Tout en posant les bases d'un meilleur système éducatif demain", indiquant que "la réforme des programmes scolaires s'inscrit parfaitement dans cette approche. Elle repose sur une conviction chère à mon cœur : l'éducation n'est pas seulement ce que nous devons protéger pendant les crises, mais c'est ce qui nous permet d'en sortir différemment. Ainsi, réformer nos programmes scolaires aujourd'hui est un choix pour l'avenir. C'est la protection du droit d'apprendre dans le présent. Cela prépare également les écoles dont le Liban aura besoin demain. À partir de ce principe, je remercie à nouveau la France et l'Agence française de développement."



