Liban
L'UNESCO et la FINUL ont clôturé leur projet d'autonomisation des jeunes au Liban-Sud par l'inauguration d'un centre des médias et d'une plateforme numérique, visant à renforcer les compétences informationnelles et contrer la désinformation.

L'UNESCO et la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) ont clôturé le projet « Autonomiser les jeunes du Sud-Liban » en lançant un centre des médias pour les jeunes et une plateforme de citoyen numérique. Ces initiatives offrent aux jeunes de nouveaux espaces et outils pour produire et partager du contenu, renforcer leurs compétences numériques et participer activement à l'espace informationnel.
La cérémonie de clôture, tenue au sein des institutions Imam Sadr à Tyr, a réuni des participants au projet, des partenaires locaux, des municipalités ainsi que des représentants de l'UNESCO et de la FINUL. Cet événement célébrait les réalisations d'une initiative étalée sur deux ans, axée sur l'éducation aux médias et à l'information, la vérification des faits, la lutte contre la désinformation et les discours de haine, la cybersécurité et la citoyenneté numérique responsable.
Le général Diodato Abagnara, chef de la mission de la FINUL, a déclaré : « La FINUL est fière de vos réalisations. L'avenir du Sud-Liban est entre vos mains. Ensemble, nous bâtissons un avenir plus pacifique et stable. »
De son côté, George Awad, responsable de programme à l'UNESCO, a souligné que « la clôture du projet ne signifie pas la fin du parcours des participants, mais plutôt le début d'un nouveau rôle. La fin de ce projet n'est pas la fin de votre voyage, c'est le début de votre engagement. Vous avez acquis les connaissances, les compétences et les outils nécessaires pour faire des choix plus éclairés, vérifier les informations avant de les partager, gérer avec responsabilité les contenus nuisibles et interagir avec respect avec autrui. »
Il a ajouté : « À l'UNESCO, nous croyons que l'autonomisation des jeunes par l'éducation aux médias et à l'information est un investissement dans l'avenir de leurs communautés. Cela les aide à faire face à la désinformation, à s'engager avec responsabilité et à contribuer à la construction de sociétés plus conscientes, inclusives et résilientes. »
Le Projet
Un communiqué conjoint de l'UNESCO et de la FINUL indique qu'« au cours des deux dernières années, le projet a touché plus de 900 jeunes grâce à des activités menées dans plus de 115 villes et villages du Sud. Ses différentes phases ont impliqué des étudiants universitaires, de jeunes créateurs de contenu, des journalistes, des représentants d'ONG et des membres des communautés locales. Ils ont acquis des compétences pratiques pour évaluer les informations, vérifier les contenus, identifier la désinformation et les fausses nouvelles, renforcer la sensibilisation à la cybersécurité et interagir de manière responsable en ligne. »
Le texte précise que « ces compétences ne se sont pas limitées à la formation, car les participants ont reçu un soutien pour devenir des multiplicateurs et des formateurs, transmettant leurs apprentissages aux autres et contribuant à élargir la portée de l'éducation aux médias et à l'information au sein de leurs communautés. Cette dimension a pris une importance particulière durant les périodes de crise, lorsque la désinformation et les contenus non fiables se propagent rapidement, pouvant influencer la compréhension des événements par les sociétés et leurs réponses. »
Le communiqué explique que « le centre des médias pour les jeunes, équipé au sein des institutions Imam Sadr à Tyr, prolonge cette dynamique. Il offre aux jeunes un espace dédié pour transformer leurs compétences acquises en contenus et productions concrètes via la création de contenu, le storytelling et la production numérique. Parallèlement, la plateforme de citoyen numérique fournit un espace virtuel pour partager des contenus, amplifier les voix des jeunes et poursuivre l'apprentissage et l'interaction autour de la vérification des faits, de l'éducation aux médias et de la citoyenneté numérique. Ensemble, ces deux plateformes constituent une base durable permettant aux jeunes de produire, vérifier et partager des informations, tout en continuant à tirer profit des compétences et réseaux développés durant la mise en œuvre du projet, dépassant ainsi sa durée initiale de deux ans. »
Il conclut en soulignant que « le projet reflète l'engagement commun de l'UNESCO et de la FINUL envers l'autonomisation des jeunes, le renforcement de l'éducation aux médias et à l'information, et le soutien aux communautés pour naviguer dans un environnement informationnel de plus en plus complexe avec davantage de conscience, de responsabilité et de résilience. »



