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Le renouvellement de la Force des Nations unies au Liban... Quel est le plan B ?

Le Liban tente de prolonger le mandat de la force internationale au sud du pays, dont la fin est prévue cette année. Face à l'opposition américaine, Beyrouth prépare un plan B avec une nouvelle force multinationale.

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Le renouvellement de la Force des Nations unies au Liban... Quel est le plan B ?
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Le Liban officiel s’efforce activement de renouveler le mandat de la force internationale au sud du Liban, dont la durée expire cette année.

Dans ce contexte, le président de la République, le général Joseph Aoun, aborde cette question à Rome et au Vatican, où il se trouve actuellement, tandis que le chef du gouvernement, Najib Mikati, la soulevera, selon des sources politiques informées auprès de "Al-Markaziya", à New York, en marge de sa participation aux travaux de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre prochain.

La présence de la Force des Nations unies est considérée comme la meilleure option pour le Liban, a déclaré le président Aoun début semaine, lorsqu’il a reçu une délégation parlementaire lui remettant une pétition signée par 86 députés exigeant le renouvellement de la force internationale. Il l’a également remise à une délégation de la "Groupe américain d'action pour le Liban" mardi dernier à l’Assemblée nationale.

Mais selon les sources, ces efforts que Beyrouth entend poursuivre jusqu’à la dernière minute sont très difficiles à concrétiser, car le mandat de la Force des Nations unies prendra fin définitivement. En effet, Washington rejette catégoriquement toute idée de renouvellement et impose un veto sur cette demande, estimant que la force onusienne n’a pas rempli correctement ses obligations depuis 2006 au moins.

Dans ce cadre, le Liban officiel travaille simultanément à son plan B : créer une force internationale composée d’armées de plusieurs pays ayant exprimé leur volonté de rester au Liban, comme l’Italie, la France ou l’Espagne, pour la remplacer après la fin de ses missions, soit par un accord direct entre le Liban et ces pays, soit via les Nations unies.

Selon les sources, cette force devrait être distincte de la force chargée de superviser l’application de l’accord-cadre actuellement en cours de mise en œuvre sous l’impulsion américaine, sauf si l’initiative américaine entre en conflit avec les démarches libanaises, auquel cas une force capable de superviser et de remplacer la Force des Nations unies serait formée simultanément. Toutefois, cela semble peu probable, puisque Israël refuse tout rôle pour la France ou l’Espagne dans la force de supervision, les jugeant non dignes de confiance.

Il est presque certain désormais que la Force des Nations unies ne sera pas renouvelée, et le Liban officiel a mis en marche à plein régime la préparation de son successeur, car il estime que son armée aura besoin d’un appui international dans la phase à venir, qui sera chargée de missions et de défis particulièrement importants au sud du pays, concluent les sources.

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