Liban
Le conseil exécutif du syndicat des enseignants fixe les dates des prochaines élections et réclame le paiement urgent des indemnités dues aux enseignants.

Le conseil exécutif du syndicat des enseignants a tenu une réunion en présence des présidents des sections, au cours de laquelle les dossiers syndicaux et éducatifs urgents ont été examinés. Les dates des prochaines élections syndicales ont été fixées : un premier tour le 6 décembre 2026, suivi d’un second tour le 13 décembre 2026 pour les candidats restants. Le délai d’adhésion et de renouvellement a été fixé au 6 octobre 2026, soit deux mois avant le scrutin, tandis que la clôture des candidatures interviendra trois jours avant le premier tour, le 3 décembre 2026.
Le conseil a décidé d’adresser un courrier au ministère du Travail pour solliciter la supervision du processus électoral, afin d’en garantir la bonne organisation et la transparence conformément aux règles légales. Par ailleurs, une session de formation sera organisée en collaboration avec le Centre libanais de formation, abordant le travail syndical, l’autonomisation des femmes et le renforcement de leur présence dans les instances syndicales. La question des quotas féminins et l’activation des conseils des délégués au sein du syndicat seront également étudiées, dans l’objectif de développer l’activité syndicale et d’élargir la participation.
Le conseil a rappelé dans un communiqué que « toute école ayant fermé ses portes en raison de la guerre ou des conditions économiques reste légalement tenue de verser aux enseignants l’indemnité de base calculée sur le dernier salaire perçu, quelle qu’en soit la valeur ». Conscient des difficultés économiques et sécuritaires, le syndicat insiste actuellement sur le paiement de cette indemnité de base, sans réclamer pour l’instant l’indemnité complémentaire. Il suit ces dossiers soit par le dialogue direct avec les directions d’écoles, soit en recourant à la justice en cas de refus de paiement, en prenant toutes les mesures légales nécessaires, y compris la saisie des biens des établissements, pour préserver les droits des enseignants.
Le conseil a exprimé sa vive surprise face à la privation persistante de centaines d’enseignants de leurs indemnités, malgré plus de dix mois d’attente, imputable à l’arrêt par le conseil d’administration du fonds d’indemnisation de l’examen des demandes, sous prétexte d’attendre des études actuarielles sur l’avenir du fonds. Il a souligné que cette situation est inacceptable, car il est inadmissible que les enseignants restent sans aucun dû ni avance financière pour faire face aux charges de la vie après une longue période d’attente.
Le conseil d’administration du fonds a été invité à traiter ce dossier en urgence et à verser les indemnités dues aux enseignants. Le syndicat a averti qu’il sera contraint d’engager les démarches syndicales et juridiques appropriées si ce retard persiste.
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