Liban
Les comités des assistants judiciaires ont annoncé une grève générale et un sit-in à partir de lundi, sauf le dernier jour du délai légal, en réponse aux décisions du gouvernement concernant les paiements différés des salaires.

Les comités des assistants judiciaires ont annoncé, sur la base de données rassemblées par l'Union des fonctionnaires du secteur public (militaires et civils) et par l'Association des fonctionnaires de la fonction publique dont nous faisons partie, « l'annonce du sit-in demain lundi et de la suspension du travail, à l'exception du dernier jour du délai légal, conformément aux procédures établies ».
Les comités ont indiqué dans un communiqué que le sit-in avait été décidé « suite à l'approbation par le Conseil des ministres du report des créances financières issues de l'effet rétroactif au profit des fonctionnaires du secteur public, après avoir reçu l'avis du Conseil d'État selon lequel ce report n'est pas conforme à la loi, tout en insistant malgré cela par le ministre des Finances sur l'absence de fonds disponibles pour payer les créances des fonctionnaires du secteur public, alors qu'il semble que des économies soient possibles pour les députés et les organismes de contrôle. Nous nous demandons donc : où sont les priorités ? Où est le respect des droits du fonctionnaire ? »
Elle a ajouté : « Nous appelons tous nos collègues assistants judiciaires à se conformer pleinement à cette décision, à exprimer une position unie et ferme face à la politique d'ajournement et de dilatoire exercée contre les fonctionnaires du secteur public. Nous invitons nos collègues à se préparer à ce qui suivra la réunion de l'Union des syndicats du secteur public la même journée, et à prendre les mesures nécessaires pour escalader la situation, allant jusqu'à descendre dans la rue et défendre, par toutes les voies licites, nos droits violés. »
Elle a conclu : « La période de supplique est terminée, ainsi que celle où le fonctionnaire devait demander son droit comme une faveur ou une grâce. La période où les décisions sont adoptées au détriment du fonctionnaire, tandis que les portes de dépenses s'ouvrent pour d'autres, est également terminée. Les créances financières ne sont pas une faveur de personne, mais un droit acquis qui ne peut être fractionné, divisé ou soumis à des marchandages politiques ou administratifs. Celui qui pense que l'assistant judiciaire restera silencieux face à l'injustice se trompe : le silence est terminé, le délai est expiré, il est temps de faire face, sur le plan syndical, juridique et opérationnel. À compter d'aujourd'hui, les droits seront exécutés ou l'escalade continuera. »



