Liban
Le « Lieu de Saida El Jabal » a tenu sa réunion hebdomadaire en ligne depuis Achrafieh, avec la participation de quarante-quatre personnalités, et publié un communiqué réaffirmant son attachement au modèle libanais basé sur la coexistence et la souveraineté étatique.

Le « Lieu de Saida El Jabal » a organisé sa réunion hebdomadaire en format numérique depuis le siège de l’Achrafieh. Quarante-quatre personnalités y ont pris part, notamment Antoine Qassis, Antonia Al-Doueihy, Élie Al-Hajj, Élie Kairallah, Bassam Khoury, Bahjat Salama, Pierre Aqil, Toufic Kassab, Jad Al-Akhoui, Georges Slouwan, Georges Al-Klass, Joseph Farah, Joseph Karam, Joseph Makhoul, Habib Khoury, Hassan Bazieh, Hassan Aboud, Khalil Toubiya, Khaled Nsouli, Daniel Zakhour, Ralph Germanos, Rabi Kabbara, Ramzi Bou Khalid, Zahi Mousalli, Sami Chamoun, Saad Kiouan, Sana Al-Jak, Tony Habib, Toubiya Attallah, Omar Halhelb, Gulsan Saglam, Ghassan Moghbaghbegh, Fadi Karam, Fares Saïd, Fairouz Joudieh, Carol Papikian, Kamal Richa, Lina Farajallah, Majed Karam, Mahmoud Wahba, Myad Haydar, Nadira Fawaz, Nabil Yazbek, Nawal Al-Maawashi, Nelly Qandil, Norma Raad, Hala Abou Nader Qassis et Youssef Al-Khouri.
À l’issue des échanges, les participants ont rendu public un communiqué dans lequel ils réitèrent leur adhésion au texte constitutionnel et à l’accord de Taëf. Ils soulignent ce faisant que cette réaffirmation intervient alors que le rôle de la Ligue arabe recule plutôt que de se renforcer, tandis que des regroupements confessionnels islamiques — sunnites et chiites — gagnent en visibilité. Le communiqué relève également une remise en cause du principe de finalité de l’État libanais, liée à la persistance des armes détenues par le Hezbollah et aux inquiétudes exprimées par certains quant à la pérennité du cadre institutionnel national.
Les signataires estiment que les bouleversements régionaux actuels, marqués par l’émergence de nouvelles alliances, ne font pas de quartier aux entités fragmentées ni aux États fragiles. Face à cette conjoncture, ils affirment qu’il ne reste qu’une voie : agir sans délai pour préserver le modèle libanais fondé sur la coexistence pacifique, ancré sur les principes de souveraineté nationale et d’exclusivité du monopole de la force entre les mains de l’État.
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