Liban
Nabih Berri rejette l'accord-cadre avec Israël : « Il ne sera ni appliqué ni validé »
Le président du Parlement libanais Nabih Berri refuse l'accord-cadre signé avec Israël, estimant qu'il ne protège pas les droits du Liban.

Le président du Parlement libanais, Nabih Berri, allié du mouvement chiite Hezbollah proche de l'Iran, a déclaré lundi que l'accord-cadre conclu entre le Liban et Israël sous l'égide des États-Unis « ne sera ni appliqué ni validé », jugeant qu'il ne garantit pas les droits de son pays.
Dans un communiqué publié par le mouvement Amal qu'il dirige, Berri a affirmé que « cet accord ne passera pas et ne sera pas mis en œuvre dans sa forme actuelle », ajoutant qu'il s'agit d'un « accord d'impositions, et non d'un accord qui préserve les droits du Liban ».
Ce texte prévoit notamment le désarmement du Hezbollah et le retrait progressif des forces israéliennes des territoires qu'elles occupent au sud du Liban, ainsi que le déploiement de l'armée libanaise à partir de deux zones « pilotes ».
Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a eu un échange téléphonique avec Nabih Berri au cours duquel ils ont évoqué la situation et les développements liés à la signature de cet accord-cadre avec Israël.
Selon un communiqué publié par le gouvernement libanais sur la plateforme X, les deux responsables ont exprimé leur rejet de toute discorde entre Libanais, appelant à y faire face et à empêcher que des différends politiques ne deviennent des sources de division et de fracture nationale.
Ils ont insisté sur la nécessité de préserver l'unité nationale durant cette période.
Un rapport israélien a indiqué que le Hezbollah et le mouvement Amal envisagent de démissionner du gouvernement libanais afin de le faire tomber, en signe de protestation contre l'accord conclu avec Israël, alors que plusieurs villes libanaises connaissent des manifestations d'opposants au duo chiite contre ce texte.
Baroukh Yedid, analyste des affaires arabes pour la chaîne i24NEWS, a rapporté les propos d'un responsable du Hezbollah, non nommé, selon lequel « le parti et le mouvement Amal étudient une démarche coordonnée consistant à retirer leurs ministres du gouvernement dans le but de le faire chuter », précisant que Nabih Berri, en colère contre le président libanais, est informé des détails de ces initiatives.
Érm News
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