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Paul Marqus lance une campagne nationale contre les fausses informations

Le ministre de l’Information Paul Marqus a présenté une campagne financée par l’UNIFIL et l’UNESCO pour lutter contre les informations trompeuses au Liban.

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Paul Marqus lance une campagne nationale contre les fausses informations
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Le ministre de l’Information Paul Marqus a organisé une conférence de presse dans la salle de réunion de son ministère pour annoncer le lancement de la « campagne nationale de lutte contre les fausses informations » intitulée « Soyez partie de la vérité... pas de la désinformation ». Cette initiative est financée par la force intérimaire des Nations unies au Liban (UNIFIL) en collaboration avec l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). La campagne, qui est diffusée dans les médias, vise à sensibiliser le public à ses objectifs, ses résultats et son importance dans la promotion de la conscience médiatique et la lutte contre la désinformation. Elle comprend des vidéos publicitaires appelant à combattre les rumeurs et les fausses nouvelles, tout en encourageant la vérification des informations avant leur diffusion.

Étaient présents à cette rencontre Paolo Fontani, directeur du bureau régional de l’UNESCO à Beyrouth, George Awad, responsable du secteur communication de l’organisation, ainsi que plusieurs journalistes et professionnels des médias.

Paul Marqus a précisé que « cette campagne ne constitue pas la première collaboration entre le ministère de l’Information et l’UNESCO, mais s’inscrit dans une série d’initiatives communes visant à renforcer la conscience médiatique et à ancrer les principes de responsabilité dans le discours public ».

Il a souligné que « la spécificité de cette période marquée par une guerre a imposé un accent particulier sur la lutte contre les fausses informations, en raison de leurs effets négatifs sur les sociétés, notamment en temps de crise ».

Le ministre a affirmé que « la propagation des informations trompeuses accroît les tensions et le ressentiment, contribuant à exacerber les conflits politiques et à les transformer en troubles sociaux pouvant dégénérer en incidents sécuritaires si des efforts continus de sensibilisation aux dangers de ce phénomène ne sont pas déployés ».

Il a insisté sur « l’importance de renforcer la culture médiatique des citoyens et de leur permettre de vérifier les informations avant de les partager. Cette campagne s’inscrit également dans le cadre de la promotion de la responsabilité médiatique et de l’ancrage du concept de liberté d’expression responsable, afin d’assurer un équilibre entre la protection des libertés publiques et le respect des droits et de la dignité d’autrui. La liberté demeure une valeur fondamentale à préserver, à condition qu’elle soit exercée dans un cadre de responsabilité sociale et non comme un discours de haine ».

Paul Marqus a évoqué les multiples formes de coopération avec l’UNESCO, mentionnant notamment « la présentation de mémorandums de protestation concernant les attaques israéliennes visant des journalistes et ayant causé la mort de plusieurs d’entre eux », tout en saluant le soutien de l’organisation dans ces dossiers.

Il a également loué « le rôle joué par l’UNESCO ces dernières années dans l’accompagnement du projet de loi sur les médias au Liban, actuellement à un stade avancé de son processus législatif ». Il a expliqué que « l’adoption de cette loi aurait permis une transformation qualitative du paysage médiatique libanais, en renforçant la liberté de la presse responsable, en supprimant certaines juridictions pénales liées aux affaires de publication comme la Cour des publications, en interdisant la détention provisoire dans les affaires d’opinion et d’expression, et en privilégiant les amendes plutôt que les peines privatives de liberté ».

Le ministre a remercié l’UNESCO ainsi que les partenaires locaux et internationaux, notamment la force UNIFIL qui a contribué au financement des vidéos de sensibilisation, précisant que « ces actions n’ont engendré aucune charge financière pour le budget public ». Il a annoncé que le ministère poursuivra la mise en œuvre de nouvelles campagnes de sensibilisation en partenariat avec d’autres organisations internationales, telles que le PNUD, ainsi qu’avec des sociétés de production spécialisées, sans coût pour le Trésor public.

Paul Marqus a indiqué que « la série de vidéos, au nombre de plus de dix, sera utilisée comme matériel éducatif dans les écoles et universités. Elles ont déjà été diffusées auprès des groupes de communication éducative et feront l’objet d’une mise en lumière lors d’une conférence conjointe prévue la semaine prochaine à la Bibliothèque nationale à Sin el-Fil, en collaboration avec les ministères concernés, notamment celui de l’Éducation, dans le cadre d’une campagne continue de sensibilisation aux dangers des fausses informations et de la mauvaise utilisation des réseaux sociaux, contribuant ainsi à renforcer la communication positive et la conscience collective ».

Le ministre a rappelé que « le ministère a activé une unité de vérification des informations en coopération avec l’UNESCO pour détecter les fausses nouvelles, les combattre et publier les rectifications via l’Agence nationale d’information ». Il a appelé les citoyens à « vérifier la véracité des informations avant de les diffuser », insistant sur le fait que « tous sont partenaires dans la diffusion de la vérité et la lutte contre la désinformation ».

Paolo Fontani a, pour sa part, affirmé que « cette initiative est le fruit de plusieurs mois de collaboration et de coordination avec le ministre de l’Information et son équipe », exprimant sa satisfaction à l’occasion du lancement de dix nouvelles vidéos destinées à renforcer la sensibilisation à l’importance de la vérification des informations avant leur partage.

Il a expliqué que « la campagne repose sur le principe de responsabilité partagée sous le slogan ‘Soyez partie de la vérité, pas de la désinformation’ », soulignant que « l’environnement informationnel actuel est plus complexe que jamais, en raison du volume énorme de contenus auxquels les individus sont exposés quotidiennement via les plateformes numériques, les réseaux sociaux et les applications de messagerie ». Il a précisé que « les informations erronées ou trompeuses peuvent nuire à la confiance publique, exacerber les tensions et orienter l’opinion publique de manière inexacte, ce qui nécessite une réponse collective permettant aux citoyens d’acquérir des compétences d’évaluation critique des informations et de prendre des décisions fondées sur des bases solides ».

Fontani a ajouté que « la campagne vise à ancrer une culture de vérification des informations, de compréhension de leurs sources et de leur exactitude », affirmant que « partager des informations de manière responsable n’est pas seulement une compétence numérique, mais aussi un devoir civique ».

Il a précisé que « la campagne, inspirée de la vie quotidienne au Liban, démontre que la désinformation ne se limite pas à l’espace numérique, mais peut également se propager à travers les interactions ordinaires dans divers lieux ».

Enfin, il a souligné que « cette initiative s’inscrit dans un engagement plus large de l’UNESCO au niveau mondial pour promouvoir l’éducation aux médias et à l’information, soutenir l’intégrité de l’information et permettre aux citoyens d’accéder, d’évaluer et de partager les informations de manière responsable ».

Paolo Fontani a remercié le ministère de l’Information, le ministre Paul Marqus, la télévision libanaise, tous les médias et journalistes impliqués, ainsi que l’UNIFIL, affirmant que « bâtir une société plus résiliente nécessite d’ancrer une culture de pensée critique et de communication responsable qui renforce la confiance, la vérité et la responsabilité ».

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