Liban
Le chef du gouvernement, Noufal Salim, a tranché le débat entourant la session parlementaire d'aujourd'hui, affirmant que seul le Premier ministre peut parler au nom du pouvoir exécutif selon la Constitution. Il a souligné que la gouvernement agit comme une équipe unifiée.

Le président du Conseil des ministres, Noufal Salim, a tranché le débat qui a suivi la séance de l'Assemblée nationale aujourd'hui, en particulier concernant l'absence du ministre de la Défense, Michel Maâlouf, à la séance et la position du gouvernement face à la proposition de loi d'amnistie, affirmant que seule la parole du chef du gouvernement relève de la compétence du pouvoir exécutif, conformément à la Constitution.
Il a précisé, lors de son intervention devant l'assemblée générale, qu'il avait pris la parole pour clarifier les positions exprimées à l'extérieur comme à l'intérieur de l'Assemblée, afin d'éviter toute confusion ou interprétation erronée, ajoutant que le ministre de la Défense avait préparé un discours sur la proposition de loi d'amnistie, mais lui avait informé qu'il présenterait lui-même la position du gouvernement lors du vote du point, rendant ainsi inutile toute autre intervention au nom du pouvoir exécutif.
Le chef du gouvernement s'est appuyé sur l'article 64 de la Constitution, qui stipule que le président du Conseil des ministres préside le gouvernement, le représente et parle en son nom, estimant que cette disposition tranchait définitivement la question de l'organe habilité à exprimer la position du gouvernement.
Salim a catégoriquement nié avoir demandé au ministre de la Défense de ne pas assister à la séance parlementaire, qualifiant ces allégations de « calomnie sans fondement », tout en confirmant sa bonne relation avec Maâlouf et leur engagement commun envers la Constitution et le principe de solidarité ministérielle.
« Nous ne sommes pas 24 gouvernements », a-t-il déclaré dans ce contexte, insistant sur le fait que le gouvernement fonctionne comme une équipe unifiée, sans divergences de position selon les ministres.
En ce qui concerne la position de la direction de l'armée face à la proposition de loi d'amnistie, Salim a expliqué que cette position avait déjà été transmise aux commissions parlementaires par le ministre de la Défense, non seulement verbalement, mais également par écrit, sous forme de note officielle signée par lui, avant l'adoption de la version finale de la proposition actuellement soumise à l'Assemblée nationale.
Salim a rejeté toute tentative de manœuvrer autour de la question de l'institution militaire, affirmant que le gouvernement avait œuvré à soutenir l'armée et à renforcer ses capacités. Il a rappelé ses efforts personnels, lors de ses voyages à l'étranger et de ses rencontres avec des ministres, ambassadeurs et envoyés internationaux, pour obtenir le soutien et les équipements nécessaires à l'armée, tout en travaillant à améliorer les salaires des militaires et des officiers et à préserver le moral de l'institution.
Il a insisté sur le fait que protéger l'armée implique de ne pas l'impliquer dans aucune confrontation ou conflit intérieur, soulignant que le gouvernement veille à ce que la position de l'institution militaire ne soit pas perçue comme celle d'un acteur opposé à toute autre entité libanaise.
À la fin de son intervention, Salim a réaffirmé la position du gouvernement face à la proposition de loi d'amnistie, insistant sur le fait que son critère fondamental est « la justice, la justice, la justice », tout en rappelant que la décision finale sur la proposition reste entre les mains de l'Assemblée nationale.



