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Syndicat des employés d'Ogero : il est temps que l'État assume ses responsabilités

Le syndicat des employés d'Ogero insiste sur la nécessité pour l'État d'assumer ses responsabilités face à la situation des travailleurs journaliers, appelant le gouvernement et le Parlement à adopter une solution législative et réglementaire urgente.

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Syndicat des employés d'Ogero : il est temps que l'État assume ses responsabilités
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Le syndicat des employés de l'organisme "Ogero" a souligné dans un communiqué "l'obligation pour l'État d'assumer ses responsabilités dans le traitement des situations engendrées par la réalité administrative, et de ne pas laisser les travailleurs journaliers, méritants, affronter seuls les conséquences de choix auxquels ils n'ont pas participé".

Le communiqué ajoute : "Les journaliers ont rejoint le travail en réponse à un besoin opérationnel réel imposé par les exigences de continuité du secteur des télécommunications, et ont porté, pendant des années, la responsabilité de contribuer à la maintenance des réseaux et à la garantie de la continuité des services, notamment dans les conditions sécuritaires et économiques les plus difficiles. Ces derniers assument encore aujourd'hui des tâches opérationnelles et techniques essentielles et indispensables à la continuité de ce secteur vital. Ces travailleurs n'ont pas été les décideurs dans l'adoption du cadre juridique selon lequel ils ont été employés ; il n'est donc pas permis, légalement et équitablement, qu'ils soient les seuls à supporter les conséquences d'une réalité qu'ils n'ont pas créée, sachant qu'une attente économique et existentielle est née de cette réalité pour eux et leurs familles. Est-il donc permis de l'arrêter et de prononcer une sentence de mort à leur encontre, sachant que couper les moyens de subsistance équivaut à couper les cous ?"

Il poursuit : "Au vu des développements récents, la responsabilité d'achever le traitement de ce dossier incombe désormais au gouvernement et au Parlement, en prenant l'initiative d'adopter un traitement législatif et réglementaire qui équilibre le respect des droits des travailleurs journaliers, la garantie de la continuité du secteur des télécommunications et la préservation de l'intérêt général. Partant de sa responsabilité nationale, le syndicat appelle le gouvernement libanais et le Parlement à prendre l'initiative, sans délai, d'élaborer et d'adopter le traitement requis, en tenant compte des droits des travailleurs qui ont effectué des tâches réelles et essentielles au service de ce secteur, tout en assurant la stabilité juridique et administrative nécessaire à la continuité du secteur des télécommunications. Le syndicat annonce qu'il maintient ses réunions ouvertes en coordination totale avec l'Union générale des travailleurs pour suivre ce dossier, et accorde aux autorités compétentes une opportunité de procéder immédiatement à l'élaboration et à l'adoption de la solution souhaitée, avertissant que la poursuite des retards ou de l'inaction l'obligera à prendre des mesures syndicales escaladantes progressives, qui seront annoncées en temps voulu, dans le cadre juridique, et en tenant compte des exigences de l'intérêt général et de la continuité des services essentiels. Le syndicat estime que ce qui se passe ne peut en aucun cas être dissocié de ce qui se prépare pour Ogero en tant qu'institution pionnière servant toutes les catégories du peuple libanais".

Il conclut : "Il est temps que l'État assume pleinement ses responsabilités et prenne l'initiative d'adopter le traitement imposé par la loi et l'intérêt général. Les journaliers n'ont pas créé cette crise, et il n'est pas permis qu'ils en paient le prix. Il n'est pas non plus permis que le secteur des télécommunications, avec son importance nationale, économique et sociale, reste otage du retard dans l'adoption de cette solution".

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