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Les délégations libanaise et israélienne reprendront demain leurs pourparlers sous l'égide américaine pour conclure un accord final.

Un responsable du département d’État américain a confirmé que les discussions entre le Liban et Israël se poursuivent sous la médiation des États-Unis. Il a précisé que les deux délégations reprendront leurs réunions demain, mardi, afin de progresser vers un accord définitif.
Ce responsable a ajouté que Washington continue de faciliter ces négociations, indiquant que les parties se retrouveront demain à 9 heures, heure de la côte Est américaine, pour poursuivre leurs travaux en vue d’un accord.
Cette nouvelle session intervient quelques jours après la signature, sous l’égide américaine, d’un accord-cadre entre le Liban et Israël. Ce texte ouvre la voie à la fin du conflit sur la frontière libanaise et lance des négociations visant à établir une paix et une sécurité durables entre les deux pays.
Dans une première réaction européenne, l’Union européenne a salué cet accord-cadre, le qualifiant de « pas positif et nécessaire » dans la réduction des tensions et la promotion de la paix. Elle a appelé toutes les parties à respecter leurs engagements, notamment à travers le groupe de coordination militaire tripartite créé par cet accord.
Le porte-parole de la politique étrangère et de sécurité de l’UE, Anwar Al Anouni, a souligné que toute solution pérenne au sud du Liban doit reposer sur l’application intégrale de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, ce qui inclut le retrait des forces israéliennes du territoire libanais et le désarmement de tous les groupes armés non étatiques.
L’Union européenne a également annoncé l’adoption d’un plan d’aide de 100 millions d’euros destiné aux forces armées libanaises dans le cadre du « Mécanisme européen pour la paix ». Ce soutien vise à appuyer les efforts du gouvernement pour étendre l’autorité de l’État et renforcer les capacités de l’armée. Bruxelles étudie en outre le lancement d’une mission dans le cadre de la Politique de sécurité et de défense commune (PSDC) pour former et équiper l’armée libanaise.
L’accord-cadre comprend quatorze articles, dont le principal prévoit que l’armée libanaise rétablisse son autorité sur l’ensemble du territoire après vérification du désarmement du Hezbollah, ce qui permettra un retrait progressif des forces israéliennes.
Il stipule également que la responsabilité de la sécurité, de la défense et des décisions relatives à la guerre et à la paix revient exclusivement à l’État libanais, tout en reconnaissant à Israël le droit de riposter en cas d’attaques du Hezbollah. Les deux parties s’engagent par ailleurs à œuvrer pour une coexistence pacifique.
Parmi les autres dispositions figurent la création de groupes de travail conjoints chargés de rédiger un accord global de paix, la mise en place de mécanismes pour un cessez-le-feu durable, ainsi qu’un redéploiement progressif des forces israéliennes simultané à l’implantation de l’armée libanaise dans les zones évacuées.
Ce document a été signé vendredi dernier à Washington, après cinq cycles de négociations directes organisées par le département d’État américain, auxquelles ont participé des émissaires politiques et sécuritaires des deux parties.
Malgré la signature, plusieurs points restent en suspens, notamment le calendrier du retrait israélien, l’avenir de la zone de sécurité au sud du Liban, ainsi que les modalités d’application des arrangements sécuritaires et du désarmement du Hezbollah.
Washington espère que les négociations en cours permettront de réduire ces divergences et de transformer l’accord-cadre en un traité final qui consolidera le cessez-le-feu et renforcera la stabilité à la frontière libano-israélienne.
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