Liban
Le ministre des Finances Yassine Jaber a salué l'inauguration d'une nouvelle ligne de production chez la Régie du tabac et du nabak, soulignant que ses revenus jouent un rôle fondamental dans le soutien aux finances publiques. L'entreprise, malgré les conditions difficiles, continue de développer son activité grâce à l'expertise locale.

Le ministre des Finances Yassine Jaber considère que la "Régie" est l'une des institutions étatiques les plus performantes, rappelant que "ses revenus constituent une contribution essentielle au soutien des caisses publiques", tandis que le président de la Régie, son directeur général ingénieur Nassif Sglaoui, a déclaré que l'installation de la ligne, réalisée avec des compétences libanaises, constituait "un défi dans des circonstances exceptionnelles", notamment en pleine agression israélienne.
Exprimant sa fierté lors de la cérémonie d'inauguration aujourd'hui de la nouvelle ligne de production pour les produits de "Philip Morris International" et de leur conditionnement, au siège de la Régie à Al-Hadath, Jaber a souligné le progrès accompli par la Régie, affirmant qu'elle était "l'une des institutions gouvernementales les plus performantes possédées par l'État libanais", dont les revenus représentent une contribution importante et essentielle au financement des caisses publiques et du budget.
Il a ajouté que la Régie poursuit son développement malgré les difficultés que traverse le Liban, soulignant que l'institution "est toujours prête à ajouter de nouvelles lignes de production", car la qualité et le succès sont des traits distinctifs de son travail.
Il a insisté sur "l'importance du rôle économique et social de l'institution", notant que "son soutien ne se limite pas à alimenter les caisses publiques par des recettes, mais inclut également les cultivateurs de tabac auxquels elle apporte son appui dans les moments difficiles, y compris ceux qui n'ont pas pu cultiver, ainsi que la création de milliers d'emplois pour des jeunes et des jeunes filles dans les secteurs industriel et productif".
Jaber a affirmé que "le soutien à l'industrie nationale doit être une priorité dans la phase à venir", estimant que "l'investissement dans les ressources humaines constitue l'un des messages les plus importants du Liban". Il a ajouté : "Les institutions publiques doivent tirer parti des capacités de nos jeunes, félicitant les compétences libanaises qui ont prouvé leur capacité à gérer et exploiter des projets productifs aux plus hauts niveaux d'efficacité et de professionnalisme".
Il s'est arrêté devant la nouvelle ligne de production, soulignant que "l'entreprise étrangère partenaire n'a pas pu envoyer son équipe pour l'installer en raison des conditions de guerre, aussi ont été les jeunes travailleurs libanais de la Régie qui ont assemblé, installé et mis en marche cette ligne avec une grande efficacité et professionnalisme". Il a ajouté : "Nous sommes fiers d'eux, du produit libanais et du travailleur libanais".
Sglaoui
L'ingénieur Sglaoui a déclaré : "L'inauguration de cette ligne est en soi un défi. Le travail a été mené sous les rafales de bombardements, à quelques mètres de la zone sud, alors que les murs tremblaient. Nous avons poursuivi notre travail et notre formation pour installer une ligne de production sans aucune aide provenant d'une entreprise étrangère. Ce défi n'était pas simplement dans des circonstances inhabituelles, mais dans des circonstances exceptionnelles, ce qui reflète la confiance des entreprises mondiales envers la Régie et leur volonté d'investir dans la Régie".
Il a ajouté : "Ce défi comporte deux aspects : l'un lié à la volonté présente au sein de l'administration de la Régie et de ses équipes, l'autre lié à l'encadrement représenté par la surveillance du ministre et son accompagnement de nos étapes clés dans la mise en œuvre".
Il a poursuivi : "En pratique, il s'agit d'une véritable alliance, car les entreprises viennent investir des millions de dollars pour installer une ligne de production, et nous faisons fonctionner une main-d'œuvre libanaise sur ces équipements pour produire leurs marques. C'est une alliance commerciale concrète".
Il a précisé que la Régie génère des revenus "sur chaque boîte qu'elle produit, et lorsque celle-ci est vendue, elle est soumise aux taxes de l'État, aux bénéfices et à la TVA. Cela pousse la Régie vers un avenir radieux".
Karaman
Quant au directeur général de "Philip Morris" Ali Karaman, il a déclaré : "Nous sommes fiers de célébrer une étape marquante dans notre partenariat avec la Régie libanaise du tabac et du nabak, reflétant un partenariat à long terme fondé sur la confiance et l'excellence".
Il a salué "les efforts exceptionnels fournis par l'équipe de fabrication au cours des dernières années, notamment dans l'installation et le fonctionnement des nouveaux équipements avec une haute efficacité malgré les défis", remerciant "l'administration de la Régie et tous les membres de l'équipe de fabrication pour leur professionnalisme et leur dévouement". Il a confirmé l'engagement de l'entreprise à "continuer ce partenariat stratégique".
"Un bond qualitatif"
Le ministre Jaber a honoré six employés de la Régie ayant participé à l'installation de la nouvelle ligne de production, tandis que Sglaoui et Karaman ont remis chacun un cadre de reconnaissance au chef de la direction de l'industrie et de la maintenance à la Régie, ingénieur Paul Ghnime.
La Régie a indiqué dans un communiqué que "Philip Morris International" avait fourni la nouvelle ligne à la place de l'ancienne, dont la capacité de production était limitée, en raison de la croissance continue de la demande pour ses produits fabriqués par la Régie, ainsi que de l'augmentation de sa part de marché de 65 % au cours des deux dernières années.
Le communiqué a souligné que "la nouvelle ligne représente un bond qualitatif en termes de capacité de production et de technologie utilisée, avec une capacité d'environ 12 000 cigarettes par minute".
Il a expliqué que "la ligne repose sur une génération avancée de technologies de fabrication et d'emballage de cigarettes, renforçant ainsi les niveaux d'automatisation, d'efficacité opérationnelle, de qualité et de fiabilité, tout en offrant au site une flexibilité supplémentaire pour répondre à la demande croissante, introduire de nouveaux produits à l'avenir, et exploiter pleinement la capacité disponible selon ses besoins et ses programmes de production".
La Régie a souligné dans son communiqué que "l'importance du projet réside particulièrement dans le fait que les équipes techniques de l'administration ont réalisé la majeure partie des travaux d'installation et de préparation de la ligne localement, durant une période exceptionnelle où les équipes techniques des fabricants n'ont pas pu atteindre le Liban, ce qui prouve leur capacité à installer et préparer les équipements industriels les plus récents avec une grande efficacité, reflétant les compétences techniques avancées dont dispose l'institution".
Elle a insisté sur le fait que "cet accomplissement témoigne du niveau élevé des compétences et des expertises techniques accumulées par les équipes de la Régie, ainsi que de leur capacité à gérer les équipements industriels les plus modernes. De plus, la réalisation de la majeure partie du projet dans des circonstances exceptionnelles, telles que celles vécues par le Liban, prouve leur aptitude à garantir la continuité, à maintenir la production et à mener à bien leurs projets de développement même en période de crise".
Elle a noté que "le choix d'une entreprise mondiale comme Philip Morris International d'élargir sa capacité de production au sein de la Régie confirme la position de l'institution comme partenaire industriel fiable capable de répondre aux exigences des entreprises mondiales".
Le communiqué a ajouté que "la nouvelle ligne représente une étape significative dans la stratégie continue de la Régie visant à moderniser sa base industrielle, améliorer l'efficacité de la production et adopter des technologies modernes".
Elle prévoit que "le fonctionnement de la nouvelle ligne contribuera à augmenter la capacité de production, à créer de nouveaux emplois, tout en soutenant la production locale, renforçant la contribution de la Régie à l'économie nationale, favorisant l'implantation de technologies et d'expertises locales, et offrant une plus grande flexibilité de production permettant au site de répondre à la demande croissante, d'intégrer une croissance future, d'introduire de nouveaux produits et d'élargir sa gamme de production, tout en exploitant pleinement la capacité disponible pour répondre aux besoins futurs du site".
Elle estime que "le partenariat avec des entreprises mondiales contribue à transférer les technologies industrielles modernes au Liban, à développer les compétences des équipes techniques locales et à renforcer leur autonomie dans la gestion des équipements avancés".



