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Le Conseil suprême de régulation des médias égyptien a interdit toute diffusion ou promotion en Égypte de contenus liés à l’Australienne Barbara O’Neill, jugée non diplômée et non autorisée à exercer en médecine ou en nutrition.

Le Conseil suprême de régulation des médias en Égypte a décidé d’interdire l’apparition médiatique de l’Australienne Barbara O’Neill. Cette mesure découle de ses allégations sanitaires jugées infondées et potentiellement préjudiciables.
Une artiste égyptienne a adressé une demande d’urgence au ministère de l’Intérieur. Le Conseil a également ordonné l’interdiction de la diffusion, de la rediffusion ou de la circulation de tout contenu vidéo la concernant. Il a en outre interdit la promotion de toute activité sanitaire, thérapeutique ou de formation qu’elle pourrait proposer sur le territoire égyptien.
Cette décision intervient immédiatement après réception par le Conseil de correspondances officielles émanant du ministère de la Santé et de la Population ainsi que de l’Ordre des médecins égyptiens. Ces documents confirment qu’O’Neill ne possède aucune qualité légale pour exercer la médecine ou la nutrition clinique en Égypte. Elle n’est inscrite ni au registre des médecins du ministère, ni au tableau de l’Ordre général des médecins. Elle ne détient aucun diplôme reconnu dans les domaines de la médecine ou de la nutrition thérapeutique.
En conséquence, toute diffusion par sa voix de contenus à caractère diagnostique ou thérapeutique tombe sous le coup de l’interdiction prévue par la loi n° 415 de 1954 relative à l’exercice de la médecine humaine. Par ailleurs, une interdiction réglementaire permanente a été prononcée contre elle à l’étranger : la Commission des plaintes relatives aux soins de santé de l’État de Nouvelle-Galles du Sud (HCCC), en Australie, l’a empêchée, depuis le 24 septembre 2019, de fournir des services médicaux, de mener des actions de sensibilisation ou de dispenser des conférences — rémunérées ou bénévoles.
Ses campagnes publiques incluent la promotion de traitements non validés scientifiquement contre les tumeurs, la substitution du lait animal au lait maternel chez les nourrissons, la remise en cause de l’utilité des antibiotiques et l’opposition aux vaccins. Ces affirmations portent atteinte à des programmes nationaux de santé publique et incitent les patients à retarder ou à abandonner des traitements spécialisés, mettant ainsi leur vie en danger. Enfin, elle attribue délibérément à sa personne des titres scientifiques et médicaux sans fondement académique réel.
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