Divers
Misty Roberts libérée après 90 jours de prison pour agression sexuelle
L’ancienne maire de DeRidder, en Louisiane, Misty Roberts, 44 ans, a été libérée après avoir purgé une peine de 90 jours pour des actes sexuels avec un adolescent de 16 ans, ami de son fils, lors d’une fête à domicile en juillet 2024.

Misty Roberts, ancienne maire de la ville de DeRidder, dans l’État américain de Louisiane, a recouvré sa liberté après avoir accompli une peine d’emprisonnement de 90 jours. Elle avait été reconnue coupable d’infractions sexuelles commises à l’encontre d’un adolescent âgé de 16 ans au moment des faits.
Âgée de 44 ans, Roberts avait été condamnée en mars dernier à deux chefs d’accusation : relations sexuelles avec un mineur et comportement inapproprié envers un mineur. Ces faits remontent à une fête organisée chez elle en 2024.
Quelles circonstances entourent la fête près de la piscine ?
Les faits se sont produits en juillet 2024, dans la résidence privée de Misty Roberts, alors en fonction comme maire de DeRidder. Le mineur, âgé de 16 ans, était ami de son fils.
Pendant le procès, les jurés ont entendu les témoignages de membres de la famille de Roberts, notamment de son propre fils, qui a déclaré avoir vu sa mère et le jeune homme ensemble dans une pièce de la maison. Le ministère public a présenté des éléments complémentaires corroborant cette version.
Le débat judiciaire a également porté sur des événements survenus le lendemain de la fête, notamment la livraison de pilules contraceptives d’urgence à l’adresse de Roberts, ainsi que des échanges de messages texte entre celle-ci et la mère du mineur.
Pourquoi la sentence a-t-elle suscité une vive réaction ?
Roberts risquait initialement une peine pouvant atteindre 17 ans d’incarcération. Or, en juin, le juge Savoy lui a infligé une peine de 90 jours de détention, assortie d’une amende de 5 000 dollars et de deux peines de cinq ans de prison avec sursis.
Elle est également tenue de suivre un traitement psychologique, de subir régulièrement des tests de dépistage de drogues, de s’abstenir de consommer de l’alcool, de ne pas entrer en contact avec la victime ni avec sa famille, et d’être inscrite au registre des auteurs d’infractions sexuelles.
Cette décision a provoqué une forte indignation à DeRidder. De nombreux habitants estiment que la sanction ne correspond pas à la gravité des faits, d’autant plus qu’ils se sont déroulés alors que Roberts exerçait ses fonctions électives.
Le juge rejette la demande de révision de la peine
Le procureur général du comté de Beauregard a saisi la cour d’une requête visant à réexaminer la sentence et à en demander le durcissement.
Une audience a été tenue à cet effet le 31 août, mais le juge Savoy a rejeté la demande, confirmant ainsi la peine initiale. Roberts a donc purgé intégralement ses 90 jours de détention avant de sortir de prison.
Le juge Savoy avait précédemment reconnu que sa méthode de comparaison avec d’autres affaires avait fait l’objet de critiques, car les dossiers qu’il avait pris comme référence avaient presque tous abouti à des plaids coupables, et non à des verdicts rendus par des jurés après procès.
Roberts retrouve sa liberté sous surveillance stricte
Sa sortie de détention marque la fin de la partie effective de sa peine, mais elle demeure soumise à plusieurs obligations : une période de surveillance, un suivi thérapeutique obligatoire, des tests réguliers de dépistage de stupéfiants, une interdiction totale de tout contact avec la victime ou sa famille, ainsi que le maintien de son inscription au registre national des délinquants sexuels.
Roberts avait démissionné de son poste de maire de DeRidder avant son arrestation, intervenue en août 2024. Elle occupait cette fonction depuis 2018.
L’affaire est devenue l’une des plus controversées de la ville, non seulement en raison de la condamnation d’une élue pour des actes sexuels sur un mineur, mais aussi parce qu’elle a quitté la prison après seulement 90 jours, alors qu’une peine maximale de 17 ans était envisageable.
Dernières actualités

Nabih Berri appelle à une session parlementaire pour discuter du gouvernement la semaine prochaine

Brax : Nous sommes à la veille de 30 dollars pour un plein d'essence au Liban

En images : argent faux, armes et drogues


