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En Turquie, des enquêteurs ont ouvert les tombes de quatre suspects décédés dans le cadre du meurtre non résolu d’une adolescente en 2000.

Une unité spéciale créée récemment par le ministère turc de la Justice a ordonné l’exhumation de quatre personnes, suspectées dans le meurtre d’une lycéenne de 15 ans, Çağla Tuğaltay, survenu en l’an 2000. Le corps de l’adolescente avait été retrouvé égorgé dans son domicile du quartier huppé de Şişli, à Istanbul, sans que les enquêtes initiales n’aboutissent à un coupable.
Le nouveau ministre de la Justice, Akin Gürlek, a rencontré la famille de la victime, dont sa mère, pour leur annoncer la réouverture du dossier. Selon le ministre, l’enquête inclura des prélèvements d’ADN sur douze personnes déjà mises en cause lors des premières investigations, car elles étaient entrées dans l’immeuble où le crime a eu lieu.
Parmi ces douze suspects, quatre sont décédés au fil des années. Leurs tombes seront ouvertes dans le cadre légal pour obtenir des échantillons génétiques. L’enquête prévoit également de collecter de nouveaux indices et de les intégrer au dossier, dans l’espoir d’identifier l’auteur de l’un des crimes non résolus les plus célèbres de Turquie.
Cette unité, chargée de rouvrir les dossiers mystérieux et d’en démasquer les auteurs, redonne espoir à de nombreuses familles turques. Certaines n’ont jamais retrouvé la trace de proches disparus dans des circonstances troubles, ni su qui était responsable de leur disparition.
Les nouvelles investigations s’appuient sur les progrès technologiques, la récupération de données, la collecte d’informations et l’intelligence artificielle. L’objectif est d’aboutir à des conclusions différentes de celles qui avaient clos les enquêtes par le passé.
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