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Les autorités égyptiennes ont interpellé une créatrice de contenu irakienne surnommée "Mchmcha" pour diffusion de vidéos considérées comme contraires aux valeurs sociales.

Les forces de sécurité égyptiennes ont arrêté une créatrice de contenu irakienne connue sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme de "Mchmcha", accusée de diffuser des vidéos qualifiées d'« attentatoires à la pudeur » et contraires aux valeurs de la société.
Dans un communiqué, le ministère de l'Intérieur a indiqué que le secteur de la sécurité générale avait repéré cette créatrice, « titulaire de la nationalité d'un pays arabe », en train de publier des vidéos via ses pages sur les réseaux sociaux alors qu'elle se trouvait en Égypte. Ces vidéos comportaient des actes jugés par les autorités comme portant atteinte à la pudeur publique et en violation des normes sociales.
Après obtention des autorisations légales, les forces de l'ordre ont localisé la suspecte dans la circonscription du commissariat du premier octobre, dans la province de Gizeh. Elle a été arrêtée en possession de deux téléphones portables.
Lors de l'examen des appareils, des éléments confirmant son activité ont été découverts. La suspecte a reconnu lors des premières auditions avoir délibérément publié ces vidéos sur ses comptes pour accroître le nombre de vues et générer des revenus financiers.
Le ministère de l'Intérieur a précisé que les démarches judiciaires nécessaires ont été engagées à l'encontre de la prévenue en vue de sa présentation devant les autorités compétentes.
Cette affaire s'inscrit dans le cadre d'une campagne continue menée par les autorités égyptiennes visant plusieurs créateurs de contenu accusés de diffuser des matériaux attentatoires à la pudeur ou contraires aux valeurs et à la morale publique sur les plateformes numériques.
Ces dernières années, les forces de sécurité ont interpellé plusieurs influenceurs et créateurs de contenu, les renvoyant devant le parquet sous des chefs d'accusation tels que l'atteinte aux valeurs familiales égyptiennes, l'incitation à la débauche, la diffusion de contenus immoraux ou l'usage abusif des réseaux sociaux à des fins lucratives.
Les autorités égyptiennes affirment que ces mesures visent à protéger la société et à faire respecter la loi, tandis que certains de ces dossiers suscitent un débat important sur les limites de la liberté d'expression, la nature du contenu numérique et la frontière entre créativité personnelle et infractions pénales.
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