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Montagliani brigue un troisième mandat à la tête de la Concacaf

Le président de la Concacaf, Victor Montagliani, envisage de se représenter pour un nouveau mandat continental plutôt que de défier Gianni Infantino à la présidence de la FIFA.

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Montagliani brigue un troisième mandat à la tête de la Concacaf
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Victor Montagliani, dirigeant canadien de la Confédération de football d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes (Concacaf), projette de conserver son poste actuel. Cette décision le place en retrait face à Gianni Infantino, président de la Fédération internationale de football association (FIFA), dont il était considéré comme le principal challenger potentiel.

Des informations relayées jeudi par plusieurs médias indiquent que l'homme d'affaires a communiqué aux employés de l'instance continentale sa volonté de briguer un troisième mandat complet. La présidence de la Concacaf est exercée par Montagliani depuis 2016, période durant laquelle il a restauré une stabilité institutionnelle après les scandales de corruption impliquant ses deux prédécesseurs directs.

Si cette orientation se confirme, elle écarte de facto toute candidature concurrentielle contre Infantino. Le président suisse-italien fait actuellement l'objet de vives critiques liées à un projet abandonné visant à créer une entité commerciale chargée de gérer les grands événements de la FIFA, y compris la Coupe du monde.

Un porte-parole de la Concacaf, interrogé par l'Agence France-Presse, n'a pas immédiatement confirmé ces rapports issus du Guardian, de la BBC et d'ESPN, tous fondés sur des sources anonymes. Bien que Montagliani occupe également le rôle de vice-président de la FIFA et soit historiquement perçu comme un allié proche d'Infantino, des divergences de vision ont émergé avant même son désaveu public concernant l'ouverture aux investissements privés dans le Mondial.

Échéances électorales et soutiens

Les prochaines élections de la FIFA sont programmées pour mars, tandis que celles de la Concacaf auront lieu au début de l'année suivante. Depuis la polémique post-Coupe du monde de l'été dernier, Gianni Infantino a perdu l'appui de nombreuses fédérations membres, ainsi que celui de l'UEFA, de la Confédération asiatique et de la Concacaf.

L'UEFA a engagé des préparatifs juridiques relatifs au plan avorté. Néanmoins, la FIFA a affirmé le mois précédent qu'Infantino solliciterait un quatrième mandat à la tête de l'organe directeur mondial. À l'inverse, la Confédération africaine de football et la CONMEBOL maintiennent leur soutien, rejoints par certaines fédérations asiatiques, dont l'Arabie saoudite, future hôte du Mondial 2034, et le Qatar, organisateur de l'édition 2022.

À ce jour, seul Ramon Vega, ancien international suisse, a annoncé publiquement son intention de concurrencer Infantino. La période de dépôt des candidatures reste ouverte jusqu'au 18 novembre.

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