Monde
Les régions du nord d'Israël proches de la frontière libanaise retrouvent progressivement leur activité touristique, avec le retour des visiteurs dans plusieurs sites naturels grâce au cessez-le-feu au Liban.

Le journal "Jerusalem Post" a publié un article sous le titre : "Le nord d'Israël retrouve progressivement la vie dans le cadre du cessez-le-feu avec le Hezbollah", et le texte de l'article indique : "Les régions du nord d'Israël proches de la frontière libanaise retrouvent une partie de leur activité touristique, avec le retour des visiteurs dans plusieurs sites naturels dans le cadre du cessez-le-feu au Liban, parmi lesquels la grotte Arc-en-ciel (Keshèt) en Galilée occidentale.
La grotte, située près de la frontière libanaise et surplombant le ouadi Betzet (Nahal Betzet), est l'un des principaux sites naturels de la région, offrant une vue panoramique sur le nord d'Israël et la côte méditerranéenne.
La grotte est constituée d'un immense arc rocheux, permettant à ceux qui se tiennent au-dessus d'avoir une vue s'étendant sur des centaines de mètres vers la végétation verdoyante en contrebas, dans un paysage décrit comme unique dans la région.
Le chemin menant à la grotte a connu, samedi, une affluence notable de visiteurs, avec plusieurs groupes touristiques arrivant sur le site, dont au moins deux groupes parlant russe, en plus d'un grand club de motards Harley-Davidson, ainsi qu'un groupe de femmes arabes venues déjeuner.
Des visiteurs parlant plusieurs langues, dont l'hébreu, étaient également présents sur place.
Cette activité intervient, selon le rapport, à un moment où la région frontalière connaît un retour progressif du mouvement après une période de calme liée au cessez-le-feu au Liban, malgré des informations faisant état de frappes aériennes près de la côte libanaise, à quelques kilomètres au nord de la grotte de Keshèt.
Pendant près de mille jours de guerre avec le Hezbollah, cette région était partiellement fermée à la circulation, notamment après l'attaque du Hezbollah le 8 octobre 2023, où les routes ont été fermées et les habitants de localités comme Adamit, Zarit et Shtula ont été évacués.
Le rapport a indiqué que le village bédouin d'Arab al-Aramsha est resté le seul village dont les habitants ont continué à y résider, tandis que la route 8993 relie ces communautés. Pendant la guerre, les forces israéliennes, les chars et l'artillerie étaient déployés près de la frontière, mais le paysage a désormais changé.
Depuis la région frontalière, on peut voir le mur de béton séparant Israël du Liban, qui reste un témoin des menaces sécuritaires, tandis que la nature environnante apparaît verte et presque dépourvue de traces d'activité humaine.
Près de la grotte de Keshèt, un visiteur a fait voler un drone, une scène qui reflète le recul des craintes liées aux drones, bien que les drones FPV du Hezbollah aient encore récemment menacé les soldats israéliens dans des zones proches comme Ras al-Naqoura.
Au cours de sa tournée, l'auteur du rapport s'est déplacé le long de la frontière en passant par Shomera et la vieille église d'Iqrit, puis est retourné à Shlomi et Ras al-Naqoura, notant que le site y est toujours fermé, mais que les vues sur la mer Méditerranée, la plaine de Zvulun jusqu'à Acre, Nahariya et Haïfa restent accessibles aux visiteurs.
Le rapport a souligné que la région comprend plusieurs destinations touristiques, notamment la vieille ville d'Acre, la côte d'Akhziv, le château croisé de Montfort, ainsi que des restaurants dans le village druze de Hurfeish, le château de Yehiam, une maison ancienne abandonnée près de Gvatón, ainsi que le village de Yarka qui offre de nombreuses options de shopping, dont le plus grand magasin pour enfants d'Israël.
À Ras al-Naqoura, le rapport a évoqué l'expérience du camion-restaurant "Harifit", géré par Yoni et son équipe, proposant une sélection de viandes fumées, notamment des côtes, de la poitrine de bœuf et du poulet, avec des accompagnements, le considérant comme un exemple des nouveaux projets alimentaires dans la région.
Le rapport s'est conclu en mentionnant le retour du public dans ces zones, où certains pratiquent la pêche sur la côte, tandis que d'autres nagent dans des sites portant des panneaux "Baignade interdite", estimant que le fait que certains sites ne soient pas encore totalement opérationnels a créé un vide et une incertitude qui ont attiré les visiteurs en quête d'aventure.
Monde
Monde
Liban
Monde