Monde
Colombie : 20 membres de groupes armés tués dans des frappes aériennes
Vingt combattants de groupes armés ont été tués lors de frappes aériennes ordonnées par le gouvernement colombien dans la région de Guaviare, selon une déclaration du président Abeldardo De la Espriella.

Vingt membres de groupes armés ont trouvé la mort dans des opérations de bombardement menées à l’initiative du gouvernement colombien contre des zones contrôlées par des organisations criminelles. L’annonce a été faite lundi par le nouveau président Abeldardo De la Espriella.
Dans une vidéo publiée sur la plateforme X, De la Espriella a affirmé : « Nous avons tué 20 terroristes liés au trafic de drogue, arrêté cinq personnes et secouru deux mineurs. »
Les frappes, lancées dans la nuit de dimanche à lundi, ont visé un groupe dissident des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) actif dans le département de Guaviare, dans le sud du pays. Ce groupe est dirigé par Iván Mordisco, l’un des fugitifs les plus recherchés en Colombie.
Ces raids constituent les plus intenses depuis que De la Espriella a pris ses fonctions le 7 août. Le chef de l’État, issu de la droite radicale, s’est engagé à mener une lutte sans concession contre les groupes criminels dont les activités — trafic de stupéfiants, extorsion et exploitation minière illégale — financent leur existence.
Il s’agit de la troisième vague de frappes aériennes ordonnées par le nouveau pouvoir. Selon une source militaire citée par l’agence France Presse, elle enregistre le bilan le plus lourd depuis la présidence de Juan Manuel Santos (2010–2018).
Lors des deux premières vagues, quatre mineurs ont été tués. Deux d’entre eux avaient 15 ans, les deux autres 16 ans, selon une source de l’Institut médico-légal relayée par France Presse lundi. Ces décès sont imputés à des frappes aériennes de l’armée menées dans la région amazonienne et le long de la frontière avec le Venezuela, où plusieurs groupes armés se disputent le contrôle des revenus tirés du trafic de drogue, de l’exploitation minière illicite et de l’extorsion.
Il n’a pas été précisé si des mineurs figuraient parmi les 20 morts de la troisième vague.
S’adressant directement à Iván Mordisco, De la Espriella a déclaré : « Nous te traquons, Mordisco… Je te ferai payer chaque souffrance infligée à la Colombie », ajoutant qu’il entend renforcer la coopération avec les États-Unis et Israël dans la lutte contre la criminalité organisée.
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