Monde
Des pirates liés à l’Iran paralysent une centrale électrique britannique
Une centrale électrique britannique a été victime d’un cyberattaque sophistiquée attribuée à des acteurs liés au gouvernement iranien, provoquant un arrêt temporaire de son fonctionnement et des coupures électriques locales.

Des sources de renseignement et de sécurité au Royaume-Uni ont révélé qu’une centrale électrique centrale située sur le territoire britannique a subi une cyberattaque complexe menée par des pirates informatiques soupçonnés d’être affiliés au gouvernement iranien. L’incident a entraîné l’arrêt temporaire de l’exploitation de la centrale ainsi que des interruptions d’alimentation électrique dans les zones avoisinantes.
Le quotidien britannique « The Telegraph » rapporte que les assaillants sont parvenus à pénétrer les systèmes d’automatisation industrielle — dits opérationnels (OT) — et à altérer le code des automates programmables (PLC), afin de forcer l’arrêt des turbines. L’intrusion s’est effectuée discrètement, permettant aux attaquants d’accéder aux réseaux internes sans déclencher les systèmes d’alerte ni enfreindre les protocoles de sécurité en vigueur.
Le journal associe cette opération à la montée des tensions géopolitiques entre l’Iran et les pays occidentaux, notamment le Royaume-Uni et les États-Unis. Selon lui, cette attaque s’inscrit dans une série d’actions destructrices ciblant les infrastructures critiques des alliés occidentaux. Ce type d’opération fait partie d’un schéma plus large de confrontations numériques liées aux crises géopolitiques.
Les services de sécurité britanniques, en coordination avec le Centre national de sécurité cybernétique (NCSC) et les exploitants de la centrale, ont immédiatement mis en œuvre des procédures d’urgence pour circonscrire les dégâts. Les autorités ont également relevé le niveau d’alerte dans les secteurs de l’énergie, de l’eau et des services essentiels, afin de prévenir d’éventuelles attaques synchronisées ou de nouvelles tentatives d’intrusion.
Un dirigeant de l’opposition iranienne a déclaré que le régime considère la menace contre les États de la région comme un instrument de sa propre survie.





