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Énigme de la base 101 qui a déclenché la bataille du Niger
Une tentative de coup d'État menée par des officiers jeunes dans la capitale nigérienne Niamey a secoué le pays, avec des affrontements intenses autour de sites stratégiques comme le palais présidentiel et la base aérienne 101.

La capitale nigérienne Niamey a connu vendredi soir à samedi une tentative de coup d’État menée par des officiers jeunes des forces armées, visant des sites stratégiques tels que le palais présidentiel, l’aéroport et la radio nationale. Selon des informations publiées par le magazine Jeune Afrique, les forces fidèles au conseil militaire ont réussi à repousser les attaques et à rétablir un calme relatif, tandis que les assaillants se sont retranchés à la base aérienne 101, tenant fermement leurs positions et retenant des otages nigériens et étrangers.
Les événements ont commencé tard dans la nuit, avec des escarmouches aux abords de Niamey sur la route reliant la ville de Walama, située dans la région de Tillabéri.
Des convois militaires de rebelles se sont dirigés vers le centre-ville, faisant grimper la tension autour des sites symboliques. Les assaillants ont tenté de pénétrer dans le complexe présidentiel, mais ont été repoussés par les forces de la garde présidentielle chargées de la sécurité du président Mahamadou Issoufou, après de violentes combats.
Des sources internes au palais ont révélé avoir enregistré un nombre important de blessés parmi les fidèles, tout en signalant des coups de feu intérieurs, ce qui laisse supposer la présence d’éléments infiltrés.
Les combats se sont étendus à la zone de l’aéroport Diori Hamani et à la base aérienne 101, qui abrite des drones, des unités du corps africain russe ainsi que des soldats italiens et des techniciens turcs.
À midi, les rebelles avaient réussi à prendre le contrôle d’une partie de la base et s’y étaient retranchés. Ils ont également retenu des militaires nigériens et étrangers en otages, tandis que des hauts gradés fidèles hésitaient à investir le site, craignant un bain de sang ou une catastrophe près des stocks de uranium contestés avec l’entreprise française Orano.
Les forces rebelles ont tenté de s’emparer du siège de la radiodiffusion nationale nigérienne (ORTN), mais ont échoué. Pendant plusieurs heures, la radio n’a diffusé que de la musique, et la télévision a été hors service avant de reprendre avec un communiqué du ministre de la Défense, le général Salifou Modi.
Les autorités ont qualifié la tentative de coup d’État de « manifestation d’un mécontentement », saluant la réaction rapide de l’armée pour reprendre le contrôle, tout en appelant les citoyens à rester calmes et à éviter les rumeurs.
Le rapport confirme que le soulèvement est dirigé par des officiers jeunes à la tête de unités spéciales et de soldats venus des villes de Walama, Téra et Dosso. Cela coïncide avec la diffusion d’un enregistrement audio de membres prétendant représenter les forces armées pour la restauration de la patrie, annonçant la destitution du président Mahamadou Issoufou, la dissolution de la constitution et des institutions de la transition.
Ces événements survenus sur fond d’affaiblissement croissant de la sécurité à l’aéroport de Niamey, déjà ciblé par des attaques de groupes armés au cours de l’année.





