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Le président turc Erdoğan minimise l'opposition d'Israël et de la Grèce à l'acquisition par la Turquie de chasseurs américains F-35.

Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a relativisé mercredi l'opposition exprimée par Israël et la Grèce au projet d'achat par la Turquie d'avions de combat américains de type F-35.
Lors d'une conférence de presse tenue à l'issue du sommet de l'OTAN organisé à Ankara, il a déclaré que « l'opposition d'Israël et de la Grèce à l'acquisition par la Turquie des F-35 n'a pas sa place dans mon monde ».
Erdoğan a insisté sur le fait que la Turquie « a le droit d'acheter des avions et du matériel militaire, et mène des discussions à ce sujet ».
Il a souligné que la priorité au Moyen-Orient doit être de préserver la volonté politique visant à résoudre les conflits et les tensions actuelles, tout en appelant à lever rapidement les restrictions encore en vigueur sur le commerce des produits de l'industrie de défense entre les pays membres de l'alliance.
Le président turc a rappelé que « la Turquie figure parmi les rares pays de l'OTAN à fabriquer ses propres avions de chasse, chars et navires de guerre, ainsi qu'à développer ses systèmes de défense aérienne avec ses capacités nationales ».
Il a affirmé que son pays « a toujours rempli ses missions au sein de l'alliance de manière exemplaire, assumant ses responsabilités et payant le prix nécessaire en cas de besoin ».
Erdoğan a ajouté que l'adhésion de la Turquie à l'OTAN n'a pas seulement renforcé sa position géopolitique, mais aussi son expérience militaire, « forgée sur les champs de bataille depuis deux mille ans ».
Il a qualifié le sommet d'« historique », précisant que la Turquie l'organisait pour la deuxième fois depuis son entrée dans l'alliance, et pour la première fois dans sa capitale, Ankara.
Le président a estimé que la participation de tous les États membres au niveau des chefs d'État et de gouvernement témoigne de la confiance accordée à la Turquie et de la place qu'elle a acquise en matière diplomatique.
Il a expliqué que « le sommet s'est tenu dans un contexte de défis majeurs pour la sécurité euro-atlantique et a contribué à définir les contours de l'avenir de l'alliance ».
Erdoğan a conclu en affirmant qu'Ankara a posé lors du sommet les bases d'une OTAN où les alliés européens assument davantage leurs responsabilités et où les capacités militaires sont renforcées par un partage équitable des charges.