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Définition et clés du bonheur selon les psychologues

Le bonheur se définit par un état émotionnel positif mêlant joie, satisfaction et relations solides, et peut être cultivé par des actions ciblées.

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Définition et clés du bonheur selon les psychologues
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Le bonheur se caractérise par un état émotionnel positif, incluant des sentiments de contentement, de joie et de satisfaction de vie. Il existe différentes méthodes pour améliorer son niveau de bonheur.

Le bonheur désigne le fait de ressentir davantage d’émotions positives que négatives et de se sentir bien dans sa vie.

Entretenir des relations solides avec ses proches contribue à accroître le bonheur.

Pratiquer des activités que l’on aime et trouver un sens à sa vie favorisent également le bonheur.

Le bonheur est un état émotionnel positif marqué par la joie, le contentement et la satisfaction. Il varie selon les individus, mais implique généralement une prédominance d’émotions positives. Comprendre ce concept peut aider à identifier des moyens de l’améliorer.

Le bonheur : une notion complexe

Le bonheur est une quête personnelle qui diffère d’une personne à l’autre. En général, il s’agit d’un état émotionnel mêlant joie, satisfaction et accomplissement. Bien que ses définitions soient diverses, le bonheur se rapporte souvent à une prédominance d’émotions positives et à une appréciation globale de sa vie.

Lorsqu’on parle de bonheur, on fait référence soit à des sentiments présents, soit à une satisfaction générale vis-à-vis de sa vie.

En psychologie, le terme « bien-être subjectif » est souvent utilisé pour décrire le bonheur. Il s’agit de la perception globale qu’une personne a de sa vie actuelle.

Deux éléments essentiels composent ce bien-être subjectif :

Le bilan émotionnel : chacun éprouve des émotions positives et négatives. Le bonheur est généralement associé à une prévalence des émotions positives.

La satisfaction de vie : elle concerne le degré de contentement ressenti dans différents domaines, comme les relations, le travail, les réalisations et d’autres aspects jugés importants.

Selon le philosophe antique Aristote, le bonheur serait le désir humain fondamental, les autres désirs servant à l’atteindre. Il distinguait quatre niveaux de bonheur : celui issu de la gratification immédiate, de la comparaison et de la réussite, de la contribution positive, et de l’accomplissement personnel.

Aristote proposait d’atteindre le bonheur par la voie du juste milieu, en trouvant un équilibre entre déficit et excès.

Les signes du bonheur

Bien que les perceptions du bonheur varient, les psychologues identifient plusieurs indicateurs pour l’évaluer :

Le sentiment de vivre la vie souhaitée

Accepter les événements tels qu’ils viennent

Considérer ses conditions de vie comme satisfaisantes

Entretenir des relations positives et saines

Se sentir accompli ou confiant dans la réalisation de ses objectifs

Être globalement satisfait de sa vie

Ressentir davantage d’émotions positives que négatives

Être ouvert aux nouvelles idées et expériences

Pratiquer l’auto-soin et la bienveillance envers soi-même

Éprouver de la gratitude

Vivre avec un sens de la signification et du but

Vouloir partager son bonheur et sa joie avec autrui

Il est important de souligner que le bonheur n’est pas un état d’euphorie constante. Les personnes heureuses ressentent aussi des émotions négatives comme la colère, la frustration, l’ennui, la solitude ou la tristesse. Toutefois, elles conservent un optimisme sous-jacent, croyant que les choses s’amélioreront et qu’elles retrouveront le bonheur.

« Même les personnes ayant vécu des traumatismes graves peuvent éprouver du bonheur », explique Hannah Owens, LMSW. « Cependant, il est essentiel de reconnaître que l’équilibre associé au bonheur global peut leur être plus difficile à atteindre, et que leur bonheur peut se manifester différemment de celui d’autres individus n’ayant pas affronté de tels défis. »

Les formes de bonheur

Plusieurs approches permettent de concevoir le bonheur. Aristote distinguait deux types : l’hédonisme et l’eudémonisme.

L’hédonisme correspond au bonheur tiré du plaisir, lié aux sensations agréables, à la satisfaction des désirs et au bien-être personnel.

L’eudémonisme se rapporte au bonheur fondé sur la vertu et la recherche de sens, impliquant un sentiment de valeur et de but dans la vie, ainsi que l’accomplissement de responsabilités et d’idéaux personnels.

En psychologie, ces notions se traduisent souvent par le plaisir et le sens. Une troisième dimension, l’engagement, a récemment été ajoutée, désignant le sentiment d’implication active dans divers domaines de la vie.

Les recherches montrent que les personnes heureuses ont tendance à obtenir des scores élevés en satisfaction de vie eudémonique et supérieurs à la moyenne en satisfaction hédonique.

Ces trois aspects contribuent au bonheur global, même si leur importance relative varie selon les individus. Certaines activités combinent plaisir et sens, tandis que d’autres privilégient l’un ou l’autre.

Par exemple, le bénévolat pour une cause qui vous tient à cœur est souvent plus porteur de sens que de plaisir, alors que regarder une émission favorite procure davantage de plaisir que de sens.

Différentes formes de bonheur peuvent être classées sous ces catégories :

La joie : un sentiment souvent bref, ressenti dans l’instant présent

L’excitation : une anticipation positive d’un événement futur

La gratitude : une émotion positive liée à la reconnaissance

La fierté : la satisfaction liée à une réussite personnelle

L’optimisme : une vision positive et optimiste de la vie

Le contentement : un sentiment de satisfaction durable

Comment cultiver le bonheur

Si certaines personnes semblent naturellement plus heureuses, il est possible d’agir pour développer son bonheur.

Se fixer des objectifs intrinsèques

Atteindre des buts motivés par des raisons internes, notamment liés à la croissance personnelle et à la communauté, favorise le bonheur. Les recherches indiquent que poursuivre des objectifs intrinsèques accroît davantage le bonheur que des objectifs extrinsèques comme l’argent ou le statut.

Apprécier l’instant présent

Des études montrent que les individus ont tendance à trop se focaliser sur l’accumulation matérielle au détriment du plaisir immédiat.

Au lieu de se perdre dans une quête effrénée de possessions, il est conseillé de pratiquer la gratitude pour ce que l’on possède et de savourer le moment.

Reformuler les pensées négatives

Face à un état d’esprit pessimiste, il est utile de chercher à reformuler ses pensées de manière plus positive.

Les humains ont une tendance naturelle à accorder plus d’attention aux aspects négatifs, ce qui influence leurs décisions et leurs jugements. La distorsion cognitive consistant à ignorer le positif au profit du négatif peut renforcer cette négativité.

Repenser ces perceptions ne signifie pas nier les difficultés, mais adopter une vision plus équilibrée et réaliste des événements, en identifiant et en remettant en question les pensées négatives.

Éviter la comparaison sociale

Selon Owens, cesser de se comparer aux autres est une autre manière de préserver son bonheur.

« Aucune vie n’est identique à une autre, et se concentrer sur ce que les autres possèdent mène inévitablement à l’envie et au regret. En valorisant ce que vous avez, vous êtes plus à même de trouver la satisfaction », explique-t-elle.

L’impact du bonheur

Le bonheur est un facteur prédictif de nombreux résultats positifs dans la vie, notamment en matière de santé mentale, physique et de longévité.

Les émotions positives augmentent la satisfaction de vie.

Le bonheur renforce les capacités d’adaptation et les ressources émotionnelles.

Des études ont montré que les personnes éprouvant plus d’émotions positives que négatives avaient une meilleure survie sur une période de 13 ans.

Les émotions positives favorisent la résilience, aidant à mieux gérer le stress et à rebondir après des épreuves. Par exemple, une étude a révélé que les personnes heureuses présentent des niveaux plus faibles de cortisol, hormone du stress, avec des effets durables.

Les individus déclarant un bien-être positif sont plus enclins à adopter des comportements sains, comme consommer des fruits et légumes et pratiquer une activité physique régulière.

Le bonheur peut également renforcer le système immunitaire et réduire la fréquence des maladies.

Comment devenir plus heureux

Une étude portant sur plus de 2 000 jumeaux a estimé que 50 % de la satisfaction de vie dépendrait de la génétique, 10 % d’événements externes et 40 % d’activités individuelles.

Bien que le niveau de bonheur de base ne soit pas entièrement contrôlable, il est possible d’agir pour rendre sa vie plus heureuse et épanouissante. Même les personnes les plus heureuses peuvent connaître des moments de tristesse, et le bonheur nécessite un effort conscient.

Entretenir des relations solides

Le soutien social est un élément clé du bien-être. Les recherches montrent que des relations sociales de qualité sont le facteur le plus prédictif du bonheur. Des liens positifs avec des proches protègent du stress, améliorent la santé et augmentent le bonheur.

Dans l’étude longitudinale de Harvard sur le développement adulte, les chercheurs ont constaté que la qualité des relations et le bonheur ressenti dans celles-ci influençaient fortement la santé globale.

Pour accroître votre bonheur, renforcer vos liens sociaux est un bon point de départ. Pensez à approfondir vos relations existantes et à créer de nouvelles amitiés.

Pratiquer une activité physique régulière

L’exercice est bénéfique pour le corps et l’esprit. Il est associé à de nombreux bienfaits physiques et psychologiques, notamment une amélioration de l’humeur. Plusieurs études ont montré que l’activité physique régulière peut prévenir les symptômes dépressifs et favoriser le bonheur.

Une méta-analyse a établi un lien constant entre activité physique et bonheur.

Même une courte séance d’exercice, comme 10 minutes par jour ou une séance hebdomadaire, augmente les niveaux de bonheur par rapport à l’absence d’activité.

Exprimer sa gratitude

Une étude a demandé à des participants d’écrire chaque soir pendant 10 à 20 minutes sur des tracas quotidiens, des événements neutres ou des sujets de gratitude. Ceux qui ont écrit sur la gratitude ont vu leurs émotions positives, leur bonheur subjectif et leur satisfaction de vie augmenter.

Tenir une liste de gratitude est une méthode simple, peu coûteuse et agréable pour améliorer son humeur. Consacrez quelques minutes chaque soir à noter ou à penser aux choses pour lesquelles vous êtes reconnaissant.

Trouver un sens à sa vie

Les recherches indiquent que les personnes ayant un sens à leur vie jouissent d’un meilleur bien-être et se sentent plus accomplies. Ce sens implique de percevoir sa vie comme ayant des objectifs, une direction et une signification, ce qui favorise des comportements plus sains.

Pour cultiver ce sens, vous pouvez :

Explorer vos intérêts et passions

Vous engager dans des causes altruistes

Lutter contre les injustices

Découvrir de nouveaux domaines d’apprentissage

Ce sens est influencé par divers facteurs, mais peut aussi être développé en trouvant un objectif qui vous tient à cœur et qui vous pousse à agir positivement.

Les obstacles à la recherche du bonheur

La quête du bonheur peut être entravée par plusieurs difficultés :

Valoriser des choses inadaptées

Si l’argent ne garantit pas le bonheur, certaines recherches montrent que dépenser pour des expériences procure plus de bonheur que pour des biens matériels.

Une étude a révélé que dépenser pour gagner du temps, comme des services facilitant la vie, augmente le bonheur et la satisfaction de vie.

Plutôt que de survaloriser l’argent, le statut ou les possessions, privilégier les objectifs qui offrent plus de temps libre ou d’expériences agréables peut être plus bénéfique.

Ne pas chercher de soutien social

Le soutien social désigne la présence d’amis et de proches sur lesquels on peut compter. Une étude a montré que la perception du soutien social explique 43 % du niveau de bonheur d’une personne.

La qualité prime sur la quantité : quelques amis proches et de confiance ont un impact plus fort sur le bonheur que de nombreux contacts superficiels.

Concevoir le bonheur comme une fin en soi

Le bonheur n’est pas un objectif à atteindre une fois pour toutes, mais une quête continue nécessitant un entretien régulier.

Une étude a montré que ceux qui valorisent le plus le bonheur sont souvent les moins satisfaits de leur vie. Le bonheur devient alors un but trop élevé, presque inaccessible.

« Valoriser le bonheur peut être contre-productif, car plus on le valorise, plus on risque d’être déçu », avancent les auteurs.

Il est donc préférable de ne pas viser le bonheur en tant que concept global, mais plutôt de se concentrer sur la construction d’une vie et de relations qui apportent épanouissement et satisfaction.

Il est aussi essentiel de définir personnellement ce que signifie le bonheur. Plutôt que de le voir comme un point d’arrivée, il est plus utile de réfléchir à ce qu’il représente pour soi et de travailler sur des objectifs concrets pour devenir plus heureux, rendant la démarche plus accessible.

Historique du concept de bonheur

Le bonheur est reconnu depuis longtemps comme un élément clé de la santé et du bien-être. La « poursuite du bonheur » figure même comme un droit inaliénable dans la Déclaration d’indépendance des États-Unis. Cependant, la compréhension de ce qui génère le bonheur a évolué au fil du temps.

Plusieurs théories psychologiques ont été proposées pour expliquer la manière dont les individus vivent et recherchent le bonheur, parmi lesquelles :

La pyramide des besoins de Maslow

Cette hiérarchie suggère que les individus sont motivés par des besoins de complexité croissante. Une fois les besoins fondamentaux satisfaits, ils sont alors guidés par des besoins psychologiques et émotionnels.

Au sommet se trouve le besoin d’accomplissement de soi, ou de réalisation de son plein potentiel. La théorie met aussi l’accent sur les expériences de pointe, des moments transcendants où la personne ressent compréhension profonde, bonheur et joie.

La psychologie positive

La quête du bonheur est au cœur de la psychologie positive. Les psychologues de ce domaine cherchent à augmenter les émotions positives et à aider les individus, communautés et sociétés à vivre de manière plus heureuse et satisfaisante.

Plutôt que de se concentrer sur les pathologies mentales, cette discipline vise à développer les ressources positives pour favoriser le bien-être.

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