Monde
Irak : 67 arrestations lors de la première phase de la lutte anticorruption
Le Premier ministre irakien Ali Al-Zaidi annonce 67 arrestations dans la première journée d'une vaste campagne contre la corruption.

Le Premier ministre irakien, Ali Al-Zaidi, a confirmé que son gouvernement poursuit sa campagne contre la corruption et la récupération des fonds publics, en annonçant que 67 personnes avaient été arrêtées dans les vingt-quatre premières heures de cette opération ciblant des centaines de suspects.
Lors d’un discours prononcé en séance du Conseil des ministres et diffusé par l’agence de presse irakienne "Iraq News Agency" (INA), Al-Zaidi a qualifié cette étape de « première offensive », précisant que d’autres mesures suivront. Il a réaffirmé son engagement à récupérer les fonds publics et à maintenir le monopole des armes par l’État.
Le Premier ministre a déclaré que le gouvernement poursuivra toute personne impliquée dans le vol des fonds publics, appelant ceux qui détiennent des biens publics à les restituer. Il a insisté sur le fait que « l’argent du peuple doit revenir à ses propriétaires ». Il a également averti qu’il ne tolérerait aucun manquement dans la défense des intérêts du peuple irakien.
Al-Zaidi a souligné qu’aucun corrompu au sein du gouvernement ne bénéficierait d’aucune immunité. Il a affirmé être prêt à faire des sacrifices pour le bien du pays, précisant qu’il ne cherche ni renouvellement ni nouvelle candidature, mais uniquement à résoudre des situations « inacceptables ».
Par ailleurs, un responsable sécuritaire a indiqué lundi que le nombre d’arrestations dans le cadre de cette campagne avait atteint 67 en l’espace de vingt-quatre heures. Selon l’agence "Shafaq News", les personnes arrêtées comprennent des politiciens, des députés et des fonctionnaires, tous impliqués dans des affaires de corruption financière, de gaspillage des fonds publics et d’enrichissement illicite.
Le responsable a ajouté que plusieurs suspects recherchés avaient réussi à fuir ou à se cacher à l’intérieur du pays, mais que des mesures de sécurité renforcées empêchaient toute sortie du territoire irakien.
Cette première phase intervient environ vingt-quatre heures après le lancement de l’une des campagnes les plus vastes de poursuite des accusés de corruption en Irak depuis plusieurs années. Elle concerne des députés, des responsables politiques, des fonctionnaires et des chefs d’entreprises, accompagnée d’un déploiement sécuritaire important à Bagdad et dans d’autres provinces.
Un informateur avait indiqué dimanche que cette étape initiale visait plus de 200 personnalités en 72 heures, dans le cadre d’un programme plus large de six mois dédié à la lutte contre la corruption et à la récupération des fonds publics.
La campagne s’est accompagnée du déploiement de forces spéciales et d’agents du service antiterroriste dans la Zone verte au centre de Bagdad, avec la fermeture de plusieurs accès et la mise en place de contrôles stricts. Les autorités compétentes ont précisé que les mandats d’arrêt étaient exécutés sous supervision judiciaire et conformément aux procédures légales.
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