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Le ministre iranien Abbas Irakji rejette les propos insultants de Trump et affirme que l'Iran répondra par des actions, pas par des mots.

Le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Irakji a réagi aux propos dénigrants tenus par le président américain Donald Trump à l'encontre du peuple iranien.
Sur son compte X, Irakji a affirmé que les insultes adressées aux Iraniens « ne diminueront pas leur grandeur » et que Téhéran privilégie une réponse par les actes plutôt que par des paroles.
Il a précisé que « s’adresser au peuple iranien civilisé et courageux avec un langage insultant ne porte pas atteinte à sa grandeur », rappelant que les Iraniens « ont toujours été reconnus dans l’histoire pour leur civilisation, leur culture et leur attachement aux valeurs morales ».
Le ministre a ajouté : « Nous ne répondons pas à la vulgarité par la vulgarité, mais par l’action ; sans peur et avec un grand courage », soulignant que l’Iran ne s’engagera pas dans un échange d’insultes, mais continuera à défendre ses intérêts.
Cette réaction fait suite aux déclarations du président américain Donald Trump lors d’une rencontre avec le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, en marge du sommet des dirigeants de l’Alliance à Ankara. Trump y a exprimé son refus de poursuivre les relations ou de reprendre les négociations avec l’Iran.
Il a déclaré que le cessez-le-feu avec l’Iran « était terminé pour lui », ajoutant : « Je ne veux plus traiter avec eux… ce sont des déchets ». Il a reconnu que Téhéran souhaitait négocier, mais a estimé qu’ils devaient « revenir vers lui », qualifiant toute nouvelle négociation de « perte de temps ».
Le président américain a insisté sur le fait que les États-Unis « n’autoriseront pas l’Iran à posséder l’arme nucléaire », accusant la direction iranienne d’être « folle » et d’avoir « tué des milliers de personnes ». Il a aussi affirmé que Washington avait « perdu beaucoup de temps » dans les négociations avec Téhéran et que le moment était venu « d’agir ».
Trump a intensifié son ton en qualifiant les Iraniens de « déchets, méchants et violents », affirmant qu’ils « utiliseraient l’arme nucléaire s’ils l’avaient » et jugeant toute négociation inutile car ils sont « malades et menteurs », selon ses propos.
Ces échanges virulents interviennent dans un contexte de tensions croissantes entre les États-Unis et l’Iran, alors que les différends persistent sur le programme nucléaire iranien et l’avenir des négociations, dans un climat marqué par des avertissements et des déclarations fortes après les récents affrontements militaires dans la région.