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Israël observe avec préoccupation les récentes frappes aériennes égyptiennes près de la frontière soudanaise, suscitant des tensions croissantes dans la région.

Les services de sécurité et militaires israéliens suivent avec une grande inquiétude l'escalade récente aux frontières du Soudan, en particulier face aux mouvements militaires égyptiens dans cette zone sensible.
Selon la plateforme israélienne "Kikar", un calme soudain a régné mardi dernier dans les champs aurifères traditionnels du mont Al-Aqeedat, au nord-est d’Atbara au Soudan, après une série de frappes aériennes menées par l'armée égyptienne. Ces attaques auraient causé au moins 15 morts et plus de 50 blessés dans un site d’extraction d’or proche de la frontière égyptienne.
La plateforme affirme que des témoins et des mineurs présents sur place ont rapporté que des avions non identifiés, probablement des drones, ont tiré trois missiles sur les installations minières. D’après les déclarations recueillies sur le terrain, la zone était sous surveillance étroite depuis une semaine, les appareils ayant filmé les sites avant le bombardement ciblé. Un mineur rescapé a indiqué que les tirs ont provoqué de nombreuses victimes.
Des vidéos diffusées montrent des débris métalliques de missiles ainsi qu’une petite mosquée construite par les mineurs, entièrement détruite lors des frappes. La plateforme précise que les mineurs soudanais et des figures politiques locales accusent ouvertement l’armée égyptienne d’être responsable de ces événements.
Le prétexte avancé pour cette opération serait la violation des terres par les travailleurs, supposément liées à des sociétés minières égyptiennes. Bien que des affrontements antérieurs aient opposé des forces terrestres égyptiennes à des mineurs soudanais, cette attaque aérienne marque un tournant dramatique et inédit sur le sol soudanais, selon "Kikar".
La panique générée a conduit au déplacement massif d’environ 6 000 mineurs des zones bombardées vers le marché d’Al-Ansari, situé à 200 kilomètres. Les blessés ont été transportés en camion vers des hôpitaux dans un état critique, tandis que les autorités soudanaises sont vivement critiquées.
Le Parti du Peuple soudanais a condamné l’attaque et dénoncé le silence des autorités face à ces actions perpétrées contre des mineurs désarmés sur un territoire souverain. À ce jour, aucune entité officielle n’a revendiqué cette opération, mais la tension à la frontière entre le Soudan et l’Égypte est à son paroxysme, risquant de déclencher un conflit majeur autour de l’or saharien.
Par ailleurs, l’homme d’affaires égyptien Naguib Sawiris, investisseur important dans le secteur minier, a remercié l’armée égyptienne pour son intervention face aux groupes illégaux opérant dans les mines et franchissant la frontière.
Sur sa page sur la plateforme "X", Sawiris a écrit samedi soir : "Salutations, remerciements et reconnaissance à nos forces armées pour leur réponse à l’appel des entreprises et des travailleurs du secteur minier en Égypte, face au crime des bandes de mines illégales, pour imposer l’autorité de l’État et expulser les mineurs étrangers hors du territoire national".
Il a ajouté : "Merci également au ministre du Pétrole, car cela conduira à une augmentation des investissements mondiaux dans le secteur minier et à une croissance des ressources de l’État".
Israël suit avec une extrême vigilance toute action militaire de l’armée égyptienne, notamment dans le sud, où toute opération, même destinée à sécuriser les frontières dans les régions de Halayeb, Shalateen ou à la frontière soudanaise, est perçue comme un signe de capacités militaires renforcées et d’une extension de l’influence régionale égyptienne.
Les cercles sécuritaires israéliens redoutent que ces mouvements ne créent un précédent permettant au Caire de déployer ses forces ou de mener des opérations hors de son périmètre géographique habituel, modifiant ainsi l’équilibre stratégique et offrant à l’Égypte un levier supplémentaire dans la région. Cette perspective conduit Tel-Aviv à surveiller chaque avancée de l’armée égyptienne dans le sud avec une grande attention.



