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Kir Starmer annonce sa démission, salué par les chefs d'État européens tandis que Donald Trump le critique vivement et la Russie revendique son départ.

Le Premier ministre britannique Kir Starmer a annoncé lundi sa démission, alors que sa popularité subissait une forte baisse. Il a néanmoins reçu des éloges de la part de plusieurs dirigeants européens, tandis que le président américain Donald Trump lui a adressé des critiques sévères. La Russie s’est attribuée le mérite de son départ.
Malgré une évaluation partagée, certains dirigeants européens ont jugé plus facile de collaborer avec Starmer qu’avec ses prédécesseurs récents.
Starmer a rejeté l’idée d’un retour du Royaume-Uni au sein de l’Union européenne à 27 membres, mais il a encouragé un renforcement des relations après le choc du Brexit.
Il est le premier Premier ministre issu d’un parti autre que les conservateurs depuis la décision britannique de quitter l’Union européenne en 2016.
Starmer a maintenu le rôle central du Royaume-Uni dans le soutien régional à l’Ukraine, aux côtés du président français Emmanuel Macron et du chancelier allemand Friedrich Merz.
Emmanuel Macron a salué Starmer en déclarant : "Je tiens à remercier le Premier ministre britannique pour sa contribution au renforcement des relations franco-britanniques, son engagement au sein de l’Alliance des volontaires en soutien à l’Ukraine, ainsi que ses efforts pour raviver les liens entre le Royaume-Uni et l’Union européenne".
Dans un message publié sur la plateforme X, il a ajouté : "Le travail accompli ensemble dans les domaines de la défense, de l’énergie nucléaire, de l’espace et de l’innovation, notamment lors du sommet franco-britannique de juillet dernier, illustre cet engagement".
Il a conclu : "Nous continuerons sur cette voie au service des intérêts de nos peuples et de l’Europe".
De son côté, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a écrit sur X : "Il faut des années à de nombreux dirigeants pour atteindre la stature d’homme d’État que vous avez acquise en seulement deux ans… La sécurité européenne et ukrainienne est devenue plus forte grâce à vous. Merci, cher Kir".
Starmer avait pris le pouvoir en 2024, après avoir renversé le gouvernement de Rishi Sunak, dont la popularité déclinait fortement, alors que le pays faisait face à un ralentissement économique et à une division persistante liée au référendum sur le Brexit.
Comme d’autres dirigeants européens, il a eu du mal à rallier des électeurs désabusés par les partis traditionnels, attirés par des formations rebelles opposées aux institutions et promettant des réformes audacieuses.
À l’extérieur du Royaume-Uni, son manque de charisme n’a pas posé un problème aussi important qu’en interne, où il était souvent critiqué pour son absence de positions tranchées.
Le Premier ministre irlandais Michael Martin a reconnu dans un communiqué "le rôle important joué par Kir dans la réinitialisation des relations irlando-britanniques ainsi que dans les relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne durant son mandat".
Il y a dix ans, les Britanniques avaient voté en faveur du Brexit, mais l’enthousiasme pour ce projet a diminué avec le temps.
Starmer a poursuivi son soutien à l’Ukraine, adoptant la même ligne que ses prédécesseurs conservateurs, comme Boris Johnson, qui avait soutenu le président ukrainien Volodymyr Zelensky après l’offensive russe sur Kiev en 2022.
Zelensky a remercié Starmer "pour son engagement constant, sa communication régulière et sa volonté de faire ce qu’il faut", affirmant que leurs échanges avaient toujours été "d’une grande valeur".
Il a ajouté sur X : "Kir, tu es toujours un invité bienvenu en Ukraine".
Un porte-parole du gouvernement allemand a qualifié Starmer de "partenaire fiable et proche". Aucun communiqué n’a encore été publié par Friedrich Merz, lui-même confronté à une chute historique de popularité, ce qui alimente les spéculations sur son avenir politique.
Aux États-Unis, le départ de Starmer a été accueilli de manière beaucoup moins chaleureuse.
Donald Trump a annoncé dimanche la démission de Starmer, estimant qu’il avait "fortement échoué" sur des dossiers majeurs comme l’immigration et l’énergie, domaines dans lesquels Trump s’oppose fermement aux politiques britanniques.
Quant à la Russie, considérant le Royaume-Uni comme l’un de ses principaux adversaires en raison de son soutien à l’Ukraine, elle s’est attribuée la responsabilité du départ de Starmer. Sur la plateforme X, Kirill Dmitriev, envoyé spécial du président Vladimir Poutine, a publié : "Nous l’avons fait ensemble… en exposant en permanence les penchants belliqueux de Starmer et ses politiques erronées sur l’immigration, la criminalité, l’énergie et l’économie".
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