Monde
Le représentant spécial américain Steve Witkoff se rend en Suisse pour relancer les négociations nucléaires avec l’Iran, où Jared Kushner est déjà présent.

Le représentant spécial du président américain, Steve Witkoff, se dirige vers la Suisse pour participer à la première série de négociations entre les États-Unis et l’Iran concernant un éventuel accord nucléaire, a rapporté le site Axios.
Selon une source informée citée samedi matin, Jared Kushner, gendre du président américain, se trouve déjà en Suisse, ce qui témoigne d’une initiative américaine visant à relancer le processus de négociation après la signature numérique d’un mémorandum d’entente entre Washington et Téhéran.
Il n’est pas encore clair si d’autres responsables américains se rendront en Suisse, alors que le calendrier de la phase de négociation reste incertain. Cette phase vise à conclure un accord final dans un délai de 60 jours, portant sur le programme nucléaire iranien, les sanctions contre Téhéran, ses avoirs gelés ainsi que les garanties de désescalade.
La première réunion entre représentants américains et iraniens devait initialement se tenir le 19 juin en Suisse, avec la participation de médiateurs pakistanais et qataris. Cependant, le ministère suisse des Affaires étrangères a annoncé vendredi matin l’annulation des discussions techniques prévues ce jour-là, quelques heures après le report par la Maison-Blanche de la visite du vice-président américain JD Vance en Suisse.
La Maison-Blanche a expliqué vendredi matin que ce report, alors que JD Vance devait diriger la délégation américaine, était dû à des « complications logistiques », tout en précisant que Washington « souhaite entamer les discussions techniques dès que possible ».
De son côté, le ministère iranien des Affaires étrangères a confirmé le report de la réunion prévue vendredi en Suisse, indiquant que les préparatifs sont en cours pour organiser des pourparlers dans les prochains jours.
Le porte-parole du ministère, Esmaïl Baqaï, a précisé que la poursuite des négociations sur l’accord final dépendra de la mise en œuvre effective de certaines clauses du mémorandum d’entente et du maintien de cet engagement.
Ces développements interviennent dans un contexte d’attente internationale quant à l’évolution du dialogue américano-iranien, après la signature du mémorandum d’entente censé mettre fin au conflit et ouvrir la voie à des négociations plus larges. Les dossiers du Liban, du détroit d’Hormuz et du programme nucléaire restent des enjeux majeurs pour évaluer la portée de cet accord.
Il convient de rappeler que dans la nuit du 18 juin, l’Iran et les États-Unis ont signé à distance un mémorandum d’entente prévoyant la fin du conflit militaire débuté le 28 février, la levée du blocus maritime sur les ports iraniens, ainsi que la reprise de la navigation dans le détroit d’Hormuz. Ce document fixe également un calendrier de négociations sur le programme nucléaire iranien sur une période de 60 jours.



