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La ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, entame une tournée en Chine et en Inde pour discuter de questions globales, dont le détroit d’Hormuz et la guerre en Ukraine.

Yvette Cooper, ministre britannique des Affaires étrangères, se rendra en Chine lundi, avant de poursuivre sa visite en Inde plus tard dans la semaine. Cette tournée portera sur plusieurs enjeux internationaux, notamment la situation dans le détroit d’Hormuz, le conflit entre la Russie et l’Ukraine, ainsi que la récente recrudescence du virus Ebola.
La visite intervient alors que les tensions géopolitiques s’intensifient et que les prix du pétrole augmentent depuis le début de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran. Par ailleurs, le Royaume-Uni fait face à un ralentissement de sa croissance économique.
Selon le gouvernement britannique, Yvette Cooper rencontrera son homologue chinois Wang Yi ainsi que le vice-président chinois Han Zheng le 2 juin. Elle se rendra ensuite à Shenzhen, ville du sud de la Chine reconnue pour son dynamisme technologique, afin de participer à un programme centré sur les sciences et la technologie le lendemain.
La ministre arrivera en Inde le 4 juin, où elle doit s’entretenir avec le ministre des Affaires étrangères Subrahmanyam Jaishankar. Elle rencontrera également des hommes d’affaires, des universitaires et des partenaires gouvernementaux engagés dans la mise en œuvre de l’initiative « Vision Royaume-Uni-Inde 2035 ».
Le gouvernement britannique a indiqué que les échanges de Cooper avec ces deux grandes puissances économiques devraient se concentrer sur la gestion des principaux défis mondiaux.
En janvier, lors d’une visite en Chine, le Premier ministre britannique Keir Starmer et le président chinois Xi Jinping avaient salué la réinitialisation des relations bilatérales. Ils s’étaient engagés à renforcer la coopération dans les domaines du commerce, de l’investissement et de la technologie, au bénéfice mutuel des deux pays.
Keir Starmer, confronté à une crise politique majeure et à une baisse importante de sa popularité, est devenu le premier Premier ministre britannique à se rendre en Chine depuis huit ans. Son gouvernement travailliste, positionné au centre-gauche, a fait de l’amélioration des relations avec Pékin une priorité.
Le Royaume-Uni et l’Inde ont signé l’an dernier un accord de libre-échange visant à développer les échanges bilatéraux et à faciliter l’accès aux marchés dans divers secteurs.
Cependant, Rajesh Agrawal, ministre indien du Commerce, a déclaré le mois dernier que la mise en œuvre de cet accord avait été entravée par de nouvelles restrictions imposées par Londres sur l’importation d’acier.
Alors que le Royaume-Uni traverse une crise intérieure, la ministre des Affaires étrangères a réduit l’ampleur de sa tournée diplomatique.



