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Les délégations iranienne et américaine sont arrivées en Suisse pour discuter notamment du dossier du Hezbollah et d'Israël lors d'une réunion d'urgence.

Les délégations des pays impliqués dans les négociations entre l'Iran et les États-Unis ont rejoint la Suisse, où les représentants de Téhéran et de Washington entendent aborder le dossier du Hezbollah et d'Israël lors d'une réunion exceptionnelle.
Les médias ont rapporté l'arrivée des délégations officielles des États participant aux discussions sur la mise en œuvre des clauses du mémorandum d'entente signé entre Washington et Téhéran le 18 juin.
Selon les agences, le Premier ministre pakistanais Shahbaz Sharif ainsi que le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir sont arrivés en Suisse, peu après l'annonce de la venue du vice-président américain J.D. Vance et du chef de la délégation iranienne, le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf.
Plus tôt, la chaîne américaine CBS avait indiqué que la première rencontre entre les deux délégations serait entièrement consacrée au dossier israélo-libanais, notamment au Hezbollah. Elle a souligné que l'accord de Washington pour intégrer ce sujet dans les négociations marque un changement radical dans la stratégie américaine au Moyen-Orient.
Le même communiqué précise qu'Israël, le Hezbollah et le gouvernement libanais ne participent pas aux pourparlers en cours en Suisse.
Avant son départ pour la Suisse, J.D. Vance a annoncé que sa présence ne dépasserait pas deux jours. Il est accompagné de délégations de pays médiateurs, notamment du Pakistan et du Qatar. Les discussions techniques débuteront ce dimanche à Burgistein lors de sessions à huis clos.
À son arrivée à Zurich, Mohammad Bagher Ghalibaf a exprimé la lourde responsabilité qu'il ressent à ce stade sensible. Il a affirmé porter les espoirs du peuple iranien ainsi que la mémoire des victimes des récents événements.
Il a déclaré : « Les enfants opprimés de Minab et tous les chers martyrs d'Iran observent chacun de nos actes et comportements à chaque instant. Ils nous regardent avec de grandes attentes et espoirs. »
Le mémorandum d'entente engage les États-Unis à lever le blocus maritime imposé à l'Iran selon un calendrier précis, en échange de la reprise par Téhéran de la navigation dans le détroit d'Ormuz.
Ce texte inclut également l'engagement de l'Iran à ne pas développer d'armes nucléaires. Le dossier du programme nucléaire iranien doit être traité dans un accord distinct dans un délai de 60 jours, dans le but de parvenir à une levée des sanctions contre Téhéran.
Il est à noter que la délégation iranienne conduite par Mohammad Bagher Ghalibaf, accompagnée du ministre des Affaires étrangères Abbas Araqchi, est arrivée à Zurich quelques heures avant le début des négociations.



