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Libération sous caution d'un expert iranien accusé d'attaque par drone en Jordanie

Un ingénieur d'origine iranienne, accusé d'avoir conspiré pour fournir une technologie de drones à l'Iran, a été libéré sous caution aux États-Unis avant son procès.

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Libération sous caution d'un expert iranien accusé d'attaque par drone en Jordanie
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Une juge américaine a autorisé jeudi la libération sous caution d’un ingénieur d’origine iranienne, quelques jours avant son procès pour des accusations liées à une attaque par drone contre une base militaire américaine en Jordanie. Cette attaque, perpétrée en 2024, a été menée par des combattants soutenus par l’Iran.

Mehdi Sadeghi est poursuivi pour « complot en vue d’obtenir illégalement une technologie utilisée dans le système de navigation des drones militaires iraniens », selon une information relayée par Reuters.

La juge fédérale Indira Talwani a ordonné vendredi la mise en liberté sous caution de Mehdi Sadeghi, avec une garantie financière de 500 000 dollars. Elle a également imposé une assignation à résidence stricte et la pose d’un bracelet électronique à sa cheville.

Précédemment, la juge Talwani, basée à Boston, avait refusé la libération de Sadeghi, détenteur de la double nationalité américaine et iranienne, invoquant un risque de fuite pour échapper au procès.

Les procureurs affirment que le système en question a été utilisé dans un drone ayant frappé une position américaine en Jordanie, nommée « Tour 22 », près de la frontière syrienne. L’attaque, survenue en janvier 2024, a causé la mort de trois soldats et blessé 47 autres.

Jeudi, la juge Talwani a indiqué que la situation avait évolué depuis l’arrestation de Sadeghi, ancien employé de la société Analog Devices, en décembre 2024. Elle a évoqué le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, déclenché fin février, qui rendrait un retour de Sadeghi et de sa famille en Iran « moins probable » et plus difficile à envisager. « C’est un monde politique complètement différent », a-t-elle ajouté.

Elle a également précisé que l’épouse de Sadeghi avait exprimé le souhait que leur famille reste aux États-Unis, où ils résident à Natick dans le Massachusetts, un élément qui pourrait être compromis si Sadeghi fuyait plutôt que de contester les accusations.

Mehdi Sadeghi a plaidé non coupable des accusations de participation à un complot visant à violer les lois américaines sur le contrôle des exportations et les sanctions, en achetant illégalement des technologies au profit de la société d’un homme d’affaires iranien, Mohammad Abedini. Cette société comptait parmi ses clients le Corps des Gardiens de la Révolution islamique, qui aurait fabriqué un système de navigation utilisé dans les drones iraniens de type « Shahed ».

Washington dément par ailleurs les allégations de Téhéran selon lesquelles 21 attaques auraient été menées contre des bases américaines.

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