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Plusieurs régions libyennes, notamment les zones ouest et centre, sont plongées dans le noir après la panne de la centrale d’Al-Khums, entraînant l’arrêt total des stations du Grand Canal artificiel et des protestations routières.

Des coupures généralisées d’électricité ont plongé plusieurs régions libyennes dans le noir, provoquant simultanément une rupture de l’approvisionnement en eau. L’interruption a affecté notamment les zones ouest et centre du pays, où des pannes répétées ont alimenté un climat de tension sociale et déclenché des manifestations accompagnées de blocages routiers dans divers secteurs.
Dans le nord de la Libye, la direction de distribution de Syrte, relevant de la Compagnie générale d’électricité, a annoncé la mise hors service de la centrale d’Al-Khums. Ce défaut a entraîné une coupure totale d’électricité sur un vaste périmètre s’étendant depuis la localité côtière d’Ahrawa, à l’est, jusqu’à Syrte, puis à Abou Qrein et à Al-Jufra.
La direction n’a pas précisé la cause de cette défaillance. Des rapports locaux évoquent toutefois une explosion à proximité de la centrale. Cette panne intervient alors que le réseau électrique national subit des pressions croissantes, marquées par des pannes fréquentes et la sortie récurrente d’unités de production ainsi que de postes de transformation.
Début août, la Compagnie générale d’électricité avait déjà annoncé la mise à disposition de cinq transformateurs électriques de tailles variées destinés à renforcer le réseau de distribution de la région ouest, dans une tentative d’améliorer sa résilience face aux incidents techniques.
Parallèlement à ce black-out étendu, le Grand Canal artificiel — institution gouvernementale chargée de la distribution d’eau — a indiqué que l’ensemble des stations sous sa gestion avaient cessé de fonctionner suite à l’interruption de l’alimentation électrique. Selon son communiqué, les installations concernées couvrent l’ensemble de la chaîne, depuis les champs de forages jusqu’à la station de pompage de Tarhouna, située au nord-ouest du pays, ainsi que d’autres sites.
L’institution a affirmé que toutes ses équipes techniques et ingénieures restaient mobilisées pour relancer immédiatement les pompes et les stations dès le rétablissement du courant, afin de préserver la continuité de la fourniture d’eau aux citoyens.
Ces coupures répétées ont suscité une colère populaire croissante, conduisant à des sit-in et à la fermeture temporaire d’institutions et d’organismes gouvernementaux à Tripoli. Elles se prolongent depuis plusieurs semaines et touchent la majorité des provinces libyennes, causant des pertes importantes aux commerçants et aux entreprises industrielles.



