Monde
Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a officiellement déclaré sa candidature à l’élection présidentielle d’octobre 2026, mettant au cœur de sa campagne la défense de la souveraineté nationale.

Luiz Inácio Lula da Silva a annoncé officiellement sa candidature à l’élection présidentielle prévue en octobre prochain. À 80 ans, il vise un quatrième mandat, plaçant la « défense de la souveraineté nationale » au centre de son programme électoral.
Cette priorité s’inscrit dans un contexte de tensions avec les États-Unis, notamment liées aux désaccords commerciaux et aux droits de douane imposés par l’administration de Donald Trump sur les importations brésiliennes, avant leur annulation ultérieure à la suite d’initiatives diplomatiques menées depuis Brasília.
Lula figure parmi les figures emblématiques de la gauche latino-américaine, alors que le continent connaît une montée continue des courants de droite et conservateurs, selon un rapport diffusé par la chaîne Euronews.
Il se présente appuyé par une coalition regroupant six partis politiques, avec la reconduction de Geraldo Alckmin comme candidat à la vice-présidence, comme lors de l’élection remportée en 2022.
Face à lui, Flávio Bolsonaro dirige le pôle conservateur après l’élimination de son père du paysage politique, suite à sa condamnation dans une affaire liée à une tentative d’entrave à la transition du pouvoir vers Lula après le scrutin de 2022.
Flávio Bolsonaro bénéficie d’un soutien politique affirmé du président argentin Javier Milei et du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Par ailleurs, le Parti libéral a désigné Michelle Bolsonaro, ancienne première dame, candidate au Sénat, malgré des désaccords récents au sein de la famille Bolsonaro concernant la direction du courant conservateur.
Les derniers sondages de l’institut Datafolha indiquent un avantage de Lula avec 48 % des intentions de vote contre 43 % pour son adversaire, traduisant un rapprochement marqué entre les deux candidats et présageant une élection particulièrement serrée, comparable à celle de 2022, tranchée par une marge très étroite.
Bien que l’économie brésilienne ait enregistré une croissance notable et que les taux d’emploi aient atteint des niveaux élevés sous la présidence de Lula, l’augmentation du coût de la vie, l’élargissement du déficit budgétaire et la persistance des inquiétudes sécuritaires liées à l’influence du crime organisé constituent des défis majeurs susceptibles d’influer sur les choix des électeurs.
Lula da Silva a déclaré à Donald Trump : « Le Brésil ne veut pas d’une nouvelle guerre froide. »
Des affaires de corruption pèsent également sur la course électorale : Flávio Bolsonaro fait l’objet d’enquêtes portant sur une demande de financement auprès d’un banquier accusé de fraude pour la production d’un film consacré à son père. Une enquête a également été ouverte contre Luís Cláudio da Silva, fils du président Lula, connu dans les médias sous le nom de « Lulinha », pour des soupçons de corruption et d’abus de pouvoir.
Ces éléments confirment que le Brésil s’apprête à vivre une nouvelle élection marquée par une polarisation profonde entre gauche et droite, dont l’issue pourrait dessiner les contours du futur du plus grand économie d’Amérique latine pour les années à venir.
À la une
Lifestyle
Tech & Sciences
Monde